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Un peu plus sur Vandenesse

Vandenesse est une commune française, située dans le département de la Nièvre et la région Bourgogne.

Vandenesse est situé à l'extrémité sud de la dépression du Bazois et à l'ouest des monts du Morvan (orthographié jusqu'au début du XXe siècle 'Morvand' et signifiant 'montagne noire' car couverte de forêts). La position géographique de la place du bourg (altitude 220 m) est en degrés, minutes et secondes : 46°54'46 Nord, 03°45'40 Est , ceci en coordonnées WGS84 (World Geographic System 1984). Le bourg est situé sur la rive droite de la Dragne et à une vingtaine de mètres plus haut que le cours de la rivière.

La commune a une superficie de 3 250 ha, l'altitude varie de 202m (confluent de la Dragne avec l'Aron) à 268 m (limite sud de la commune sur la route de Rémilly) et à 259 m (limite nord sur la route de Moulins).

Vandenesse, de par sa situation, a eu l'avantage d'avoir trois moyens de transports : la route (très ancienne), le canal, la voie ferrée.

Vandenesse est situé sur le passage d'une très ancienne route allant de Decize (ville gallo-romaine mentionnée par Jules César) à Moulins-Engilbert (via Commagny et son prieuré) et à Château-Chinon. Cette voie de passage est à la limite sud de la large dépression du Bazois, en bordure ouest du massif du Morvan et à l'est des collines du Nivernais. Elle est mentionnée sur la fameuse carte de Cassini datant du XVIIIe siècle. Cette route traversait le bourg dans sa totalité. Elle ne passait pas au bas de la vallée de l'Aron mais pour éviter les inondations fréquentes en hiver, elle était tracée à flanc de côteaux.

Cette voie, Decize Château-Chinon à la hauteur de Cercy, n'utilisait pas son tracé actuel car elle franchissait la rivière Alène à deux km en amont du pont actuel par un gué (dit 'gallo-romain') entre le village (devenu hameau) de Codes et celui de Couëron.

Toutes ces voies ne sont nullement empierrées, la seule route empierrée dans le voisinage est la route royale reliant Moulins (en Bourbonnais) à Autun. La traction animale s'effectuait par des b'ufs de race locale (du Morvan) ou de race Salers (Mauriac) ou bien limousine, cette dernière était appréciée par son aptitude au travail. La race « charolaise » n'est apparue dans le Bazois que vers 1840. Le franchissement des cours d'eaux n'a été effectué qu'avec des ponts de pierre qu'à partir du XIXe siècle, auparavant cela se faisait au moyen de gués.

Le 1er mars 1841, le canal du Nivernais, de longueur de 174 km d'Auxerre à Saint-Léger-des-Vignes (Decize), commencé en 1784, est inauguré et mis en service dans sa totalité. Il a été créé dans le principal but de transporter du bois vers Paris par la vallée de l'Yonne. Ce canal du Nivernais est l'un des trois canaux reliant le bassin de la Seine à celui de la Loire (canaux de Briare (1642), d'Orléans (1692) et du Nivernais). Il se raccorde à Decize au canal latéral de la Loire (construit de 1827 à 1838). Le gabarit du canal du Nivernais est le gabarit Becquey, légèrement plus petit que le Freycinet, gabarit classique des canaux français. Ce canal du Nivernais suit la vallée de l'Aron (longueur de cette rivière 68 km) sur sa rive droite, du côté où le nombre d'affluents à franchir est moindre.

En 1866, la voie ferrée (compagnie PLM) en provenance de Nevers atteint Cercy-la-Tour (à onze km du bourg de Vandenesse), il était alors possible de rejoindre par un moyen de transport moderne Nevers à 52 km (atteint par le rail en 1850 via Saincaize), Bourges (1847), Moulins (1853) et Paris (gare de Lyon) via Gien (1861) à 253 km. L'année suivante, en 1867, la voie ferrée est prolongée entre Cercy et Chagny (1849) via Le Creusot, ce qui permit d'accéder à Dijon et à Lyon.

Le 24 juin 1878 est mis en service la ligne passant à Vandenessse de 84 km à voie unique Cercy-Clamecy (1870) permettant de rejoindre Auxerre et Paris (par Laroche-Migennes). La gare de Vandenesse-Saint Honoré se trouve alors à 301 km de Paris via Auxerre contre 314 via Nevers.

En 1884 fut mis en service la ligne de 43 km à voie unique de Cercy à Gilly-sur-Loire, se raccordant à celle de Moulins (Allier) à Paray-le-Monial, ce qui permettait de rejoindre la ville thermale de Bourbon-Lancy et Roanne.

Le 9 septembre 1889 est mis en service la ligne en antenne de 23 km à voie unique Tamnay-Château-Chinon. Vandenesse est alors reliée à sa sous-préfecture. De 1904 à 1936 un chemin de fer à voie métrique (régie départementale de Saône-et-Loire) de 50 km reliait Château-Chinon à Autun. Toutes ces lignes à voies uniques sont à trafic omnibus, c'est-à-dire que les trains s'arrêtaient dans toutes les gares.

Avant la première guerre mondiale, il y a trois allers-retours Cercy-Clamecy par jour et un aller-retour Cercy-Chateau-Chinon.

Entre les deux guerres mondiales, des voitures directes (sans changement) furent mises en service entre Paris et Cercy via Auxerre, avec arrêt à Vandenesse ce qui permit aux curistes de rejoindre facilement la station thermale de Saint-Honoré-les-Bains.

Le service voyageur par voie ferrée se termina le 5 octobre 1952 sur la ligne passant à Vandenesse. Le trafic voyageurs fut alors transféré par voir routière (autocars de la société Ligonie).

Néanmoins, cette ligne ferroviaire reste ouverte dans sa totalité de son parcours (ce qui est maintenant rare en France) pour le service marchandises grâce à l'importante carrière de porphyre de Picampoix à Sardy-lès-Épiry qui fournit du ballast à des lignes de chemins de fer (en construction telles les lignes TGV ou existantes en renouvellement de ballast) et à des autoroutes en construction. Le porphyre est une roche éruptive de couleur rouge remarquable par sa dureté, d'où son emploi dans le ballast de voies ferrées (exemple : tunnel sous la Manche) et d'autoroutes. Remarquez que les routes goudronnées de la région sont de couleur rougeâtre. Signalons pour finir qu'Épiry est situé presque à la ligne de partage des eaux Atlantique/Manche, et fut pendant 21 ans, de mars 1660 au printemps 1681, le domicile de Sébastien Le Prestre (devenu Maréchal de France sous le nom de Vauban).

Une ligne VDS est prévue en 2008.

Une étude a été faite à Vandenesse sur trente ans (de 1951 à 1980) en pluviométrie moyenne par mois et en nombre mensuel de jours de pluie (en ne tenant pas compte des jours où la précipitation totale journalière est inférieure à un mm). Les précipitations neigeuses sont converties en mm d'eau sachant qu'un cm de neige fraîche correspond à 0,8 mm d'eau. Ce qui donne pour Vandenesse : Janvier : 60 mm, 12 jours / Février : 60 mm, 11 jours / Mars : 60 mm 10 jours / Avril : 50 mm 9 jours / Mai : 80 mm 11 jours / Juin : 70 mm 9 jours / Juillet : 50 mm 8 jours / Août : 80 mm 9 jours / Septembre : 70 mm 8 jours / Octobre : 70 mm 9 jours / Novembre : 70 mm 11jours / Décembre : 70 mm 12 jours. Total : 790 mm sur 119 jours de pluie par an. La moyenne nationale en France est de 900 mm par an pour 120 jours pluvieux.

Que pouvons nous dire de ces chiffres ' une précipitation régulière, avec deux mois plus secs : avril et juillet. Si juillet parait évident, on pourrait s'étonner d'avril. La raison est simple : à cette époque de l'année, l'Europe de l'ouest est sous l'influence d'un anticyclone (hautes pressions) centré sur l'Irlande. Comme les vents tournent dans l'hémisphère Nord autour d'un anticyclone dans le sens des aiguilles d'une montre, les vents en avril viennent du nord-est, donc la masse d'air est sèche et continentale, donnant la nuit un ciel clair, d'où des gelées matinales. Ce phénomène est général pour une grande partie de la France, au nord-ouest d'une ligne Bordeaux Strasbourg. Remarquons une augmentation des précipitations en août, passant à 80 mm (comme mai, qui est un mois pluvieux) : ceci est dû aux orages de ce mois d'été. Septembre avec huit jours de pluie est un mois plus sec.

Au nord de Vandenesse, la région centrale du Bazois est plus arrosée : 950 mm sur 125 jours : le nombre de jours de pluie n'est guère plus important, mais la pluviométrie augmente de 160 mm. La dépression du Bazois allant de Moulins-Engilbert au nord de Corbigny se trouve coincée entre les collines du Nivernais à l'ouest et le Morvan à l'est. L'humidité venant de l'ouest (de l'océan) se condense d'abord sur ces collines puis de nouveau plus fortement à l'approche du Morvan : on a un phénomène de synergie (amplification) qui disparaît uniquement en avril par régime de vents de nord-est puisqu'on se trouve alors sous le vent du massif du Morvan. Ce qui fait qu'en avril, le Bazois central n'est pas plus arrosé que Vandenesse.

En ce qui concerne le Haut Morvan, nous obtenons par an des valeurs importantes de 1450 mm avec 145 jours de pluie. La partie du département de la Nièvre la plus sèche va du sud de Cercy-la-Tour à St-Pierre-le-Moutier avec 550 mm et 115 jours de pluie. L'explication est facile car cette zone est à l'écart de tout relief de collines ou de montagnes, à l'ouest comme à l'est. L'importance de l'influence du Morvan sur la pluviométrie est donc primordiale : sur une courte distance de 30 km (de Cercy à Château-Chinon), la pluviométrie passe du simple au triple. La petite rivière Dragne qui passe à Vandenesse et qui prend sa source à une vingtaine de kilomètres au même endroit (Mont Préneley) que l'Yonne (mais de l'autre côté du versant) a toujours un débit significatif. Remarquons que le mont Préneley est la partie la plus méridionale du bassin des eaux de la Manche.

Vandenesse vient du nom gaulois « vindo ». Vindo (l'un des seulement 150 mots qui nous sont parvenus de la langue gauloise) signifie 'clair' et cela évoque l'idée d'eau et de ruisseaux, ou bien ce nom vient-il d'une déesse gauloise régionale « Vindenossa » (même origine de ce nom : vindo). Le nom de Vandenesse ne se retrouve que dans la Bourgogne : Vandenesse-en-Auxois (Côte-d'Or), Vendenesse-sur-Arroux et Vendenesse-lès-Charolles (Saône-et-Loire).

Le village est érigé en paroisse (« Vendenossa ») en 1032 par Hugues de Champallement, originaire du village nivernais éponyme, évêque de Nevers de 1013 à 1065.

L'existence de la forteresse (donjon fortifié) appartient à la famille de Nourry (ou Norry, ou Nourry) ; le premier connu, Hughes de Nourry (mort en 1351) marié à une dame de Vandenessse dont le nom est Boccard, ayant un des fils, Pierre Norry (marié en 1356, mort en 1375) seigneur de Vandenesse. Tout laisse supposer que le nom Norry vient du hameau de Nourry à deux km en amont du bourg de Vandenesse. Pierre a pour fils Étienne de Norry (1337-1443) qui lui même a pour fille Jeanne (née ~1410) qui se marie (~1437) avec le limousin Louis Rogier-de-Beaufort, marquis de Canillac (~1400~1464). Notons que la maison de Canillac se fondit en 1345 dans la maison Rogier-de-Beaufort et que d'autre part, Rogier-de-Beaufort s'écrit parfois dans les manuels Roger-de-Beaufort.

La famille Rogier-de-Beaufort est illustre, elle a donné deux papes : Clément VI (1342-1352) et Grégoire XI (1370-1378). Les Rogier-de-Beaufort ont été vicomtes de Turenne en bas-Limousin.

De ce mariage (~1437) naissent trois enfants : l'aînée, Isabeau (née ~1438) qui se marie en 1459 à Jean de Montboissier (d'où une descendance Montboisier-Beaufort-Canillac), Anne et Jacques. Ainsi la baronnie de Montboissier prit une importance considérable après son alliance en 1459 avec la maison de Beaufort-Caniilac.

Contrairement aux autres places fortes des environs (Moulins-Engilbert, Cercy-la-Tour) qui furent bâties aux sommets de collines, le château de Vandenesse fut construit dans le fond de la vallée de la Dragne, car sa défense était basée sur des fossés entourés d'eau.

La seigneurerie est achetée à la famille Beaufort-Canillac à la fin du XVe siècle par la puissante famille de Chabannes, famille d'hommes de guerre du Limousin. Cette famille était originaire du château de Charlus (à l'alt 660m, aujourd'hui disparu) dominant la vallée du Diège (commune de St-Exupéry-les-roches, Corrèze, à huit km d'Ussel). On trouve Ebles de Chabannes, tué à la bataille de Crécy en 1346. Son petit-fils Hubert est tué à la bataille d'Azincourt en 1415. Ce Robert eut plusieurs enfants, dont Jacques (le premier) et le célèbre Antoine. Les deux furent compagnons de Jeanne d'Arc. Antoine (St-Exupéry 1408- Paris 1488) fut le chef d'une bande d'écorcheurs (bandes armées ravageant la France) puis s'assagit et pousuivit sa vie comme gouverneur de Paris. Jacques (premier) décida d'émigrer dans le Bourbonnais, vallée de la Bresbe, en rachetant au duc de Bourbon en 1430 le château de Lapalisse (Allier). Ce Jacques (premier) eut comme petits-enfants Jacques (le second) (1470-1525), seigneur de la Palice, qui devint Maréchal de France et fut tué à la bataille de Pavie en 1525, et Jean, tué en avril 1524 qui devint le seigneur de Vandenesse. La seigneurerie de Vandenesse passa ensuite à Charles, fils de Jacques (Maréchal de France) et donc neveu de Jean. Charles était aussi le seigneur de Lapalisse, de Montaigu (le-Blin), de Châtel-le-Perron, de Chizelles, de Dompierre, toutes ces seigneureries étaient situées dans la région de la Bresbe. Cette famille de Chabannes transforma radicalement la maison fortifiée de Vandenesse en un puissant château. La seigneurerie passe ensuite en héritage à l'un des enfants de Charles, sa fille Suzanne qui se marie en 1567 avec Jean Olivier.

La famille Olivier, d'origine roturière : au départ il y a Jacques, natif de Bourgneuf (Charente-Martitime) qui partit à Paris en 1466 tenter sa chance comme gens de robe. Il épousa Jeanne, fille d'Étienne de Noviant, Procureur du Roi, qui lui apporte la terre de Neuville-sur-Orge (Essonne) et devint lui-même Procureur du Roi. Son fils Jacques Olivier devient Premier Président au Parlement en 1517, et décède en 1517. Le fils du précédent, le célèbre François Olivier (Paris 1487- Amboise 1560) devint Chancelier de France (ministre de la Justice) de 1545 à 1560. Le fils aîné du Chancelier, Jean (décédé en 1597), épousa en 1567 Suzanne de Chabannes qui lui apporta la terre de Vandenesse. La famille Olivier bâtit un château à Leuville-sur-Orge qui fut détruit à la Révolution. La terre de Leuville fut érigée ultérieurement en marquisat.

En 1570 les troupes de l'amiral de Coligny pénètrent dans la région du Bazois et les combats entre catholiques et protestants font rage. L'église du XIIe siècle est brûlée et le château endommagé. Les paroisses du Morvan (et donc de ce fait isolées) restèrent à l'écart des troubles de cette époque. En 1663, la terre de Vandenesse est érigée en marquisat par le roi Louis XIV.

Au XVIIIe siècle, le marquisat de Vandenesse reste en possession (de père en fils) des Olivier-DeFiennes-DuBois : Jean (sa mère née de Chabannes) mort en 1641, Louis (fils du précédent) mort en 1663, et nous arrivons à Louis-Thomas Olivier-de-Fiennes, marquis de Leuville, grand bailli de Touraine, Lieutenant-Général des Armées du Roi qui décèda en Bohème en 1741 lors de la guerre de la Succession d'Autriche où une armée française commandée par le Maréchal de Belle-Isle s'aventura en Bohême. Son fils qui lui succéda se tua en guerre en Italie.

Le marquisat revint donc à Charles-Léonard de Baylens, marquis de Poyanne (Dax 1718-Vendôme 1781) (Poyanne est le nom d'une localité dans les Landes) de par son mariage en 1745 au Château de Versailles avec Charlotte-Louise Olivier-DuBois-deFiennes (1726-1761).

Le marquis de Poyanne fut grand bailli de Touraine (succèdant à son beau-père décédé), officier supérieur de cavalerie.

La cloche dite 'Vincent' toujours en place en l'église de Neuvy-le-Roi (Indre-et-Loire), fondue en 1755, mentionne l'inscription du parrain de cette cloche, le 'marquis de Poyanne, de Castelnau et de Vandenesse'.

L'écrivain tourangeau Honoré de Balzac utilisa pour l'un de ses héros de romans (Le Lys dans la Vallée, 1836) le nom de Vandenesse qui passa ainsi à tout jamais dans la littérature française.

L'une des ses deux filles, la cadette, Marie-Charlotte-Rosalie de Baylens (1760-1828) épouse en 1778 Hélie-Charles de Talleyrand-Périgord (1754-1829), prince de Chalais, et lui apporte le marquisat de Vandenesse.

À la Révolution, le château de Vandenesse devient un bien national et son acquéreur en abattit en 1796 la moitié nord-ouest.

Au XIXe siècle, Hélie-Louis de Talleyrand-Périgord, (dernier) prince de Chalais (1809-1883), est propriétaire du domaine. Il épouse en 1832 Victorine-Elodie de Beauvilliers, fille de Marie-Paul (1766-1811) duc de St-Aignan (St-Aignan-sur-Cher, Loir-et-Cher), décédée en couches en 1834. À noter que la s'ur de Marie-Paul, Colette-Marie épousa Antoine, marquis de la Roche-Aymon. Hélie-Louis fit construire la nouvelle église (Saint Saturnin) du village (sur la place du bourg) : début des travaux : 4 juillet 1858, inauguration le 1er octobre 1859. L'ancienne église, datant du XIIe siècle, (actuellement au 2, rue du gué), fut transformée en habitation.

En 1883, le château et leurs domaines, passent à Charles, comte de Mérode-Westerloo, sans descendance, ayant épousé Marie-Nicolette, fille d'Alix-Marie, s'ur aînée d'Hélie-Louis. Depuis 1909 la possession est passée à la famille de la Roche-Aymon. Les La Roche-Aymon, originaires de la Marche en Limousin et dont la noblesse date de l'an 1179, sont aussi propriétaires du château de Saint-Aignan-sur-Cher (Loir-et-Cher), berceau historique des Beauvilliers.

Vandenesse est la commune du canton de Moulins-Engilbert qui a connu la plus forte activité économique non agricole. Ainsi le village possède, en 1723, une verrerie et, au XVIIIe siècle, des carrières (dont celle au nord du hameau du Mousseau sur la route du domaine du Terreau, qui permit la construction de nombreuses maisons), des mines, des forges, un fourneau de métallurgie, un foulon, une huilerie et des moulins, un couvent de religieuses (Dominicaines des Campagnes) fermé vers 1970.

La population s'élève à 1303 habitants en 1870, en 1892 : 1261 habitants (dont 629 dans le bourg même, 152 dans le hameau du Mousseau, 81 dans le hameau des Coques, 77 dans le hameau de Nourry). En 1892 nous avons 377 électeurs (masculins).

Nous avons les écoles publiques (laïque) de garçons et de filles (cette dernière depuis 1907), une école libre (religieuse) de filles (s'urs de la Charité), un bureau de perception pour les communes de Vandenesse, St-Honoré, Isenay, Montaron, un bureau de bienfaisance (on dit maintenant 'bureau d'aide sociale'), un bureau de poste avec télégraphe au 14, route de Cercy. Les foires étaient le 25 février, le lundi de Pâques, le 14 septembre et le dernier jeudi/dimanche de novembre, jour célèbre de la « Saint-André », patron du village et patron de la Bourgogne. Le marché avait lieu chaque vendredi.

À la fin du XIXe siècle, la commune se tourne essentiellement vers l'agriculture et l'élevage. Au cours du XXe siècle, les activités industrielles et artisanales s'arrêtent, le village se dépeuple.

Il y avait à Vandenesse :

Des charrois tirés par des b'ufs transportaient toutes ces substances à Vandenesse. Le fourneau était situé au pont de la Dragne (actuellement au 8, route de St-Honoré). Il devait être suffisamment important puisqu'il est indiqué en toutes lettres sur la célèbre carte de Cassini (établie entre 1750 et 1780 environ).

Un deuxième fourneau fut créé par Hélie-Augustin de Talleyrand-Périgord (1788-1879) prince de Chalais en 1805 sur la digue de l'étang artificiel de Chèvres (sur la route de Rémilly). Ce qui provoqua l'animosité du propriétaire du 'fourneau' du pont sur la Dragne. Il fut fermé en 1854 et est encore visible dans la digue de l'étang de Chèvre. Une tentative d'installation d'une centrale hydro-électrique fut établie au début du XXe siècle à l'étang de Chèvres avec pose de poteaux en ciment pour apporter l'électricité en triphasé sur les cinq km séparant l'usine du bourg.

L'électricité est arrivée dans les années 1920, l'eau courante et les égouts début 1965.

Cette ville de Chalais (Charente) fut le berceau de la famille de Talleyrand-Périgord de 1277 à 1883, et ceci lorsque l'unique héritière Agnès, fille d'Olivier, seigneur de Chalais, épousa en 1277 Hélie de Talleyrand, seigneur de Grignols (Dordogne). Signalons que le château de Chalais, aux mains des Gascons alliés aux Anglais, fut pris par Jacques (le premier) de Chabannes fin juin 1453, en route vers la bataille de Castillon qui marqua la fin de la guerre de Cent Ans.

Origine du texte "un peu plus sur Vandenesse" :Wikipédia
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