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Gueugnon (FRANCE)

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Un peu plus sur Gueugnon

Gueugnon est une commune française, chef lieu de canton regroupant 9 communes, située dans le département de Saône-et-Loire et la région Bourgogne.

Ses habitants sont appelés les Gueugnonnais

Gueugnon se situe en Saône et Loire (71). Charmante ville traversée par l'Arroux, Gueugnon se trouve au centre d'un triangle Lyon, Dijon et Clermont-Ferrand et au carrefour de 3 régions géographiques: Morvan, Charolais et Bourbonnais.

Gueugnon s'est niché dans la plaine contituée par la vallée du cours moyen de l'Arroux (que beaucoup voit comme la colonne vertébrale de Gueugnon). La rivière morvandelle, qui descend des étangs d'Arnay-le-Duc, traverse la ville du nord au sud. La ville de Gueugnon a pût se développer sur les deux plaines s'étirant des rives de l'Arroux : la plaine des Gachères sur le rive droite jusqu'au pieds des collines des Contettes et ds Essanleys, la plaine du Fresne (ou Vieux-Fresne) sur la rive gauche jusqu'au pied des collines du Bois du Comte et de la Couche au Chevallier.

Dans cette partie de son parcours gueugnonnais, la rivière reçoit peu d'affluents si ce n'est, sur la rive droite, les ruisseaux descendus des pentes encaissées de la Chapelle-au-Mans : ruisseau du Burot (ou du Beurot ou de la Valette), du Plessy, de l'Embouche et du Reuil et ceux venus des communes de Curdin et Rigny-sur-Arroux : ruisseau du Pont et du Ropenot. La rive gauche compte beaucoup moins d'affluents avec les trois seuls ruisseaux du Gorat, Baulon ou Robolin et de Clessy.

Les hauteurs voisines des Contettes (304 mètres), du Bois du Comte (281 mètres) bordent la rivière et sinclinent progressivement jusqu'à ses berges.

Les mosaïques debois du Breuil et des Essanleys s'incrustent dans celles des près et des cultures qui s'avancent presque jusqu'au rives de l'Arroux.

Gueugnon est soumis à un climat qui se cractérise par une fore dominante des vents d'ouest générateurs de pluies du type océanique. C'est cette pluie qui, lorsqu'elle tombe régulièrement à certaines époques de l'année (à l'automne et au début du printemps) assure la pousse luxuriante de l'herbe destinée au bétail. En hiver, par temps froid et sec, la bise venue du Morvan au nord souffle et s'engouffre dans les couloirs naturels dont le val de l'Arroux fait partie, ainsi il n'est pas rare d'aoir de fortes gelées. Quand au vent de sud, il s'engouffre dans ce même couloir naturel dans le sens inverse depuis Digoin remontant jusqu'au Morvan. Le vent d'Est ne souffle que très rarement das l'année.

Il existe cependant un microclimat dans la plaine du val de l'Arroux abritée par les collines et les plateaux bordiers et aussi peut-être réchauffée par le rayonnement ambiant de la ville de Gueugnon.

La vallée de l'Arroux sur le territoire de Gueugnon est constituée de sables et cailloutis peu altérés constitués par le limon ou plus généralement par du sable fin.

Le parcours de l'Arroux est entouré d'une ceinture de grès rouge (saxonien) et d'argiles de couleurs rougeâtres ou verdâtres associés à des conglomérats contenant des galets de granit et de shistes anciens (notamment sur les hauteurs bordant la rive droite). Ces affleurements shisteux sont discontinus, masqués sur d'assez larges surfaces par les alluvions de pliocène et du quaternaire.

Sur la partie est du territoire de Gueugnon, nous découvrons une zone de marnes et de calcairs à bélemnites de 50 à 60 mètres de profondeur qui s'étend ensuite largement sur les communes d'Oudry, Clessy et Marly-sur-Arroux. La couche supérieure est composée de calcaires compacts de peu d'épaisseur formant un escarpement sur le flancs des collines liasiques avec de grands fossiles. Au milieu, apparaît une épaisseur en pourtours de marnes jaunes micacées peu fossilifères. La couche inférieure est composée de calcaires fossilisés pétris de bélemnites renfermant de nombreux nodules de phosphate de chaux. Ces derniers ont d'ailleurs été exploités dans les fours à chaux de Clessy.

On découvre également de petites zones d'éboulis à proximité du Breuil, sur la partie sud-ouest d la commune. Ces dépôts proviennent des altérations sur place des failles jurassiques qui recouvrent les plateaux et tapissent les pentes. Le calcaire disparu, les silex sont restés. Les uns sont demeurés sur les plateaux, les autres ont glissé le long des pentes.

A l'extrême sud de la commune, sur les collines de la rive gauche qui appartiennent au complexe mio-plicène des sables et argiles des plateaux, on trouve de ces formations qu'on rattache au pliocène supérieur, à Elephas méridionales. On y trouve un mélange de failles jurassiques et de silex crétacés qui témoignent de l'importance des ablations survenues dans la région.

La nature des éléments qui constituent les sables et les cailloutis est variable. Elle dépend essentiellement de la géologie des terrains qui forment la bordure : ainsi les argiles réfractaires ne se trouvent qu'au voisinage des grès rouges ou des terrains anciens. Au sud-est de la commune peu près la limite avec la commune de Clessy, existe une zone de calcaire jaunâtre miroitant, compact avec débris d'entroqes, très exploitée depuis l'époque gallo-romaine jusqu'en 1930.

On découvre de la barytine, de la calcédoine et du jaspe un peu partout dans la vallée de l'Arroux, de la calcite et du quartz sur les hauteurs délimitant la limite de la commune avec celles de Clessy et Chassy (également Rigny-sur-Arroux pour le quartz) et bien sûr du silex sous forme de nodules en quantité importante.

Dans la vallée de l'Arroux, on trouve de magnifiques portions de bois fossilisés. La plupart de ces bois sont des cordaïtes, qui étaient des arbres de grande taille (35 à 40 mètres de hauteur). Leur tige, recouverte d'une écorce lisse était creuse au centre. Les branches portaient à leurs extrémités des touffes de feuilles ovales et rubanées, à nervures parallèles. Ils appartenaient à la flore du primaire. La flore fossile de la region de Gueugnon compte une quarantaine d'espèces répertoriées.

On trouve beaucoup de fossiles dans la carrières bleue de Clessy. La couche exploitée de calcaire bleuâtre (calcaire à gryphées) a une épaissur de plusieurs mètres. On retrouve cette assise calcaire à Marly-sur-Arroux (où on trouve également du calcaire à bélemnites très fossilifères) et à Oudry.

Le Vieux-Fresne, au sud de Gueugnon, occupe la plate rive gauche, non inondable ordinairement, de l'Arroux. Le souvenir d'une activité gallo-romaine à Gueugnon s'est perdu jusqu'au début du XIXème siècle. En effet, il faut attendre des découvertes fortuites ans la plaine du Fresne et aussi aux lieu-dits Thou, Soulcy et Mercully entre 1808 et 1885, pour que ce passé resurgisse avec de nombreux débris de vases, des marbres brisés de toutes les couleurs, des conduits de plomb et surtout une grande quantité de monnaies romaines. En 1965, des pelleteuses mettent à jour un premier four de potier gallo-romain et un superbe vase décoré. Cependant, malgré plusieurs fouilles archéologiques et des prospections magnétiques, l'emplacement des potiers du Fresne et leurs habitations restent inconnus. On pense que la fabrication de céramique de couleur grise qui s'est poursuivie dans la vallée de l'Arroux pendant le Moye-âge aurait son site de production à Gueugnon.

Les nombreuses pièces archéologiques (céramiques, métal et verre) et les structures découvertes prouvent que l'atelier des potiers de Gueugnon était déjà en activité au Ier siècle avant J.-C.. En effet, il a été trouvé sous le niveau romain des fragments d'rnes montées à la main, des jattes carénées noires, des chenets tête de bélier qui sont de facture gauloise-éduenne.

Le Ier siècle après J.-C. voit la fabrication de céramiques simples : cruches en grande quantité et amphores vinaires d'un type spécifique à Gueugnon (ce qui tendrait à prouver que le vignoble bourguignon existait déjà et qu'il exportait sa production).

Les IIéme et IIIéme siècle marquent l'apothéose de l'atelier. Les céramiques sigillées (de couleur rouge-orangée), imitées des productions italiques et de la Gaule du sud sont lors produites sous formes de vases moulés à décors. Les céramiques à couverte métallescente (imitant le bronze) donnent lieu à la fabrication d'une grande quantité de gobelets à paroi fine ornés de guillochis, d'excisions ou d'applications de barotine et de vases à déversoir en forme de tête de lion. Cette même époque vit la fbrication de nombreuses statuettes en argile blanche (Vénus, déesse-mère, animeax, etc...).

Le IVème siècle est celui de l'abandon de l'atelier : de rares pièces de monnaies, quelques tessons de céramique paléo-chrétienne ornés de palmettes et de rosetts. Et ce fut ensuite le vide et l'oubli.

Les deux plus célèbres pièces des fouilles de la plane du Fresne sont le bol de Satto en céramique sigillée (découvert en 1970, datant de la fin du IIème siècle ou du début du IIIème siècle par le maître potier Satto) et la statuette de Vénus en terre cuite blanche ( découverte en 1971, elle fait partie d'un lot de quatres statuettes trouvées assemblées dans un coffret de bois certainement en vue d'une expédition jamais effectuées). Une copie de ces deux pièces archéologiques furent offert le 17 septembre 1985 au président François Mitterand lors d'une visite sur le site de Bibracte, près d'Autun.

Le nom de la ville fut à l'origine de ce que les gueugnonnais apelle la légende du passeur : dans le patois charolais, le mot gueugnon signifie geindre, gémir languissament. Or, comme autrefois, il n'y avait pas de pont sur l'Arroux en cet endroit, il fallait attendre le batelier et sa barque, il fallait, par conséquent, languir, gémir, geindre ou gueugner : de là le mot Gueugnon. Il faut le dire bien haut, cette explication relève de la plus haute fantaisie, puisque inventée de toutes pièces par le Curé Chaumet en 1872 dans son registre de la paroisse. Vouloir ainsi expliquer le mot Gueugnon par un mot même patois, lui ressemblant, c'est faire fi des actes officiels que existent bel et bien.

En 876, dans la charte de fondation du Prieuré de Perrecy, Gueugnon est un petit village appelé Quininum. Ce nom semble venir d'un ancien domaine rural gallo-romain appartenant à un riche propriétaire terrien nommé sans doute Quininus (vraisemblablement contemporain des ateliers de potiers du fresne). Gueugnon n'a pas conservé ce nom bien longtemps, de la même façon que le latin a été remplacé par le français comme langue parlée.

Cette transformation n'a pas été brutale, mais au contraire étalée au cours des siècles (et là, le patois a joué un rôle important). Dans une charte plus tardive, datant du 10ème ou 11ème siècle (disons aux environs de l'An mil), le lieu est nommé Guinnum. Un texte médiéval, une cherche des feux (recensement fiscal) de 1397 l'appelle Guignon. En 1666, la grande enquête de l'intendant Bouchu précise que la paroisse de Gueugnon est formée de deux parties séparée par l'Arroux : la rive droite dépend du bailliage d'Autun, la rive gauche de celui de Charolles. Il y a donc eu deux enquêteurs : le premier écrit Queugnon (ou Quevgnon), le second écrit Geugnon. Enfin, sur les registres paroissiaux, les curés écrivent tantôt Gueugnon, tantôt Geugnon. Petit à petit, avec les régles d'orthographe, c'est la forme Gueugnon qui s'est imposée.

Le sud du val d'Arroux fut longtemps sur la frontière sui séparait le Royaume de France et son Duché de Bourgogne du Royaume d'Aquitaine. Cependant Gueugnon n'a pas possédé, à l'époque féodale, de grands châteaux-forts, genre forteresse ou castrum tels que ceux de certaines communes voisines (Bourbon-Lancy, la Motte-Saint-Jean, Les Guerreaux avec Morillon, Grury avec Montperroux et Faulin) bien que le territoire de Gueugnon fut partagé en plusieurs fiefs. Il est par contre riche en mottes féodales (notamment celles du Breuil et des Gachères) et en maisons-fortes En effet deux forteresses (ou maisons-fortes) furent édifiées au XIVème ou XVème siècle : le Breuil (qui existe toujours) et les Essenleys (qui fut démantelé lors de la révolution française de 1789).

Gueugnon ne comptait guère plus de 800 habitants. On y trouvait le curé, le médecin, le chirurgien, l'apothicaire, le notaire royal, le procureur fiscal qui percevait les impôts, le bailli qui rendait la justice, l'huissier, un ou deux marchands et autant d'aubergistes. On y cultivait le chanvre qui servait à tisser la toile. Les saumons abondaient dans l'Arroux. Il y avaient des vignes et des vignerons dans les petits hameaux d'Essenlès, du Breuil, de la Contête, du Beurot et du Fresne, mais également des étangs eu Beutout, au Breuil, à Merculy, des moulins à Villecout, au Verne, au Beutout, au Beurot et au petit moulin.

Le village de Villecourt devait être le plus important et le devait à son site agréable sur un plateau dominant Gueugnon et l'Arroux.

Le village du Breuil fut acheté par le noble seigneur Nicolas de Chargères, seigneur de Sapinières, au noble seigneur Charles de la Brosse. Là s'élevait le château du Breuil.

Le village de Merculy n'était peuplé que d'une poignée de laboureurs.

Le village d'Essenlès, au sommet d'une colline assez élevée, offrait un château-fort dominant la vallée de l'Arroux.

Le village du Fresne tirait son nom d'une grande quantité de frênes qu'il y avait. C'était un petit village séparé du bourg de Gueugnon par la rivière.

Gueugnon à l'aubedu XVIIIème siècle était encore démuni de foires et marchés. Cela était peut-être dût au fait que plusieurs seigneurs se partagaient le bourg de Gueugnon, à savoir :

- le baron de Vesvre qui avait les droits de péage sur la rivière Arroux et sur les chemins menant à Toulon-sur-Arroux au nord, Bourbon-Lancy à l'ouest et Rgny-sur-Arroux au sud.

- le curé de Gueugnon qui, seul, avait le droit de porter le titre de seigneur de Gueugnon.

- le baron d'Essenlés.

- et divers autres, car dans leur cahier de doléances, les gueugnonnais se plaignaient en 1789, de voir leur paroisse partagée entre 14 seigneuries aux limites imprécises et de juridictions parfois lointaines.

A son arrivée à Gueugnon en 1728, Jean-Hector de Fay, marquis de la Tour-Maubourg,nouveau baron d'Essenlés, fait ériger en fief une partie de ses terres qui constituent la dernière partie du bourg de Gueugnon et qu'il nommme Villefay (de son nom de famille). Il peut alors percevoir un droit de péage sur l'Arroux, l'écluse du canal de la forge se trouvant sur ses terres. Sans doute jouant du prstige de son titre de Maréchal de France, il obtint de Louis XV, en 1723, les lettres patentes autorisant à Villefay, six foires par an qui furent fréquentées, aux mêmes dates, jusqu'à la fin du XIXème siècle et un marché tous les samedis puis les mercredis (jusqu'en 1838) et qui se tient aujourd'hui le jeudi. Quant au nom de Villefay, sa création arbitraire ne lu a pas permis de se péréniser jusqu'à nos jours.

Par la réunion des baillages d'Autun, Chalon-sur-Saône, Charolles et Mâcon, la Bourgogne du sud devient en 1790, le département de Saône-et-Loire. De la chute de l'Ancien Régime jusqu'au Second Empire, la démographie s'acroît, l'agriculture se développe, tandis que l'essor du Creusot et du bassin de Blanzy fait du déartement un des pôles dela révolution industrielle du pays. Modeste centre rural de quelques centaines d'habitants, Gueugnon allait sortir de son sommeil moyen-âgeux et connaître de profondes transformations.

Premier élément nouveau, la construction d'un pont sur l'Arroux entre 1784 et 1787 au abords immédiats des forges de Gueugnon en pleine modernisation.

Jusqu'en 1835, l'agriculture française, essentiellement de subsistance, connaissait un développement inégal face à une production industrielle qui ne représente encore que la moitié de la valeur de cette production agricole.

Gueugnon comptait, en 1835, 1659 habitants. Les principales activités agricoles étaient lengraissage du bétail, la culture des céréales, l'exploitaton des bois et la vigne (qui perdait peu à peu du terrain jusqu'à disparaître par la uite dans la vallée de l'Arroux).

Le sous-sol des environs immédiats de Gueugnon renfermait des mines de houille, de fer, de manganèse et de plomb. On trouvait égalementde vastes carrières de gypse, de pierre à bâtir ou de phospate de chaux.

Gueugnon vers 1835 étaient devenu un carrefour entre la route départementale 8 reliant Bourbon-Lancy à Tournus et la route départementale 9 reliant Chalon-sur-Saône à Digoin, ce qui lui permit de se désenclaver et de pouvoir exporter la production de ses forges plus aisément. Quelques décénnies plus tard, c'est sous la famille Campionnet (grande famille dirigeante desforgesde Gueugnon) que sera creusée une rigole navigable (toujours exitante sous le nom de rigole de l'Arroux mais le port de Gueugnon a été rasé et remblayé afin d'y aménager des habitation seul subsiste la maison de l'éclusier) vers le canal du Centre à hauteur de Neuzy près de Digoin et que sera établie une ligne de chemin de fer à voie étroite en 1893 reliant Etang-sur-Arroux à Digoin (le chemin de fer fut démantelé plusieurs décennies plus tard, seul subsiste la gare de Gueugnon et le pont du chemin de fer enjambant l'Arroux trannsformé en pont routier).

Durant les vingt et trente, Gueugnon voyait l'augmentation de sa population galopante. C'est le temps des grandes constructions pendant laquelle cette modeste ville rurale transformera peu à peu son visage en ville aux accents urbains. Ainsi de nombreux quartiers sortent de terres à une allure soutenue. Le grand quartier des Gachères (construit pour loger les ouvriers des Forges) voit le jour dès 1900 mais ce sont dans les vingt et trente que les constructions dans ce quartier. D'autres endroits de la ville naissent également, grignotant les prés et champs alentours, tel la rue de la convention qui voit le jour en 1921, le quartier de la place des Forges terminé en 1922, le quartier de la Villeneuve qui termine sa construction en 1924/1925, etc'C'est aussi l'époque où le nom des rues issus de la tradition populaire disparaissent, selon la volonté du Conseil municipal, entre 1925 et 1927, pour laisser place à des noms de grands hommes, de villes, de dates historiques ou même de végétaux. Ainsi la rue principale de Gueugnon, « Grande rue » devient Rue de la Liberté. La numérotation des maisons viendra en 1927. La très grande majorité des noms des rues actuelles et leurs numérotations datent de cette époque.

Les années trente furent une période insouciante pour la ville mais dure pour la population. En effet c'est le temps des grandes grèves qui secouent la France et Gueugnon suite à la crise issue du crach boursier de 1929. Gueugnon, qui comptait à l'époque 5487 habitants, poursuit son agrandissement, les équipements de la ville fleurissent, la natalité est forte, les écoles font le plein. Comme dans la continuité des années vingt, les années trente sont donc des années de grands travaux.

L'agrandissement de la place du marché (actuelle place de l'église) se réalise grâce à l'achat de parcelles de terrains appartenant à M. le Comte de Chargères et M. le baron d'Aux de Lescout. Il s'agit d'aménager la place pour détourner le ruisseau du Burot (dit du Beurot) qui la longe et en rend l'accès difficile par l'unique petit pont qui la relie à la route.

Sur la plaine du Fresne, au lieu-dit « les grèves de l'Arroux », le Conseil municipal décide de construire des équipement sportifs dont un stade (le futur Stade Jean Laville), une piscine (projet qui sera abandonné à cause d'un coût trop élevé et qui ne sera réalisé qu'en 1971), un gymnase, etc'Conséquence de l'aménagement de la place du marché et des équipement sportifs, en 1936 est construite une passerelle sur l'Arroux afin de faciliter l'accès à ces derniers.

L'agrandissement de l'école de garçons devient également urgent. En effet, la situation est préoccupante : 409 élèves pour 10 classes. Malheureusement le projet traîne faute de subvention de l'Etat et la situation empire. Mais ce n'est qu'après la guerre que l'on décide enfin de construire une nouvelle école des garçons, sur une parcelle de terrains, appartenant à M. le Comte de Chargères, attenante à l'ancienne école, plus grande. Ainsi naît ce qui est l'actuel Ecole Jean Macé. L'école de filles étant aujourd'hui l'école Louis Pasteur.

En 1937, un cinéma est construit afin de remplacer le cinéma ambulant. L'emplacement, qui se trouve non loin de l'école Jean Macé est toujours l'emplacement de l'actuel cinéma « Le Danton ».

Pendant que Gueugnon se modèle, ses habitants voient arriver, au loin, vers l'est, de sombres nuages annonciateurs d'une terrible Période.

3 septembre 1939, les affiches de mobilisation sont placardées sur les portes de la mairie. Loin de l'allégresse qui avait marqué la mobilisation de 1914, c'est dans la gravité que les Gueugnonnais accueillent la nouvelle.

Pour remplacer les hommes partis au front, les Forges de Gueugnon embauches des femmes sur la plupart des postes (si ce n'est celui des tourneurs requis sur place). Les instituteurs des écoles sont remplacés à la hâte par leurs confrères féminines ou même des volontaires, hommes ou femmes, ayant passé l'âge d'être mobilisé.

Pendant plusieurs mois, le front est bloqué, c'est la drôle de guerre. Puis soudain c'est la confusion qui s'empare alors de la ville entre flots de réfugiés venus du nord de la France et de l'est tout proche fuyant l'offensive allemande de mai 1940 et une partie de la population gueugnonnaise pris de peur et quittant la ville vers le sud.

Le 17 juin 1940 à 6 heures du matin, sous une chaleur déjà étouffante, au moment où la radio que le nouveau chef du gouvernement désigné la veille, le maréchal Pétain, devrait s'adresser à tous les Français, un silence inhabituel, dût à l'arrêt de la production des Forges durant la nuit, précède un brusque brouhaha de deux cents camions et blindés, venant d'Autun, qui sillonnent Gueugnon. A 8 heures du matin, des officiers allemands rencontre le maire, François Moine, puis installent la « Kommandantur » au château de la Fourrier, face aux Forges de Gueugnon, sur l'autre rive de l'Arroux. Les allemands s'installent également aux châteaux du Breuil et des Presles tandis que les soldats campent au Foyer municipal (construit en 1934), dans les écoles, les maisons abandonnées avec des postes de gardes aux principaux carrefours et aux abords des cités ouvrières.

Puis la vie reprend comme elle peut, sous l'occupation. La ligne de démarcation, séparant la zone nord occupée (dont fait partie Gueugnon) et la zone sud libre, ne passe qu'à une quinzaine de kilomètres de la ville.

Si il n'y eut certes que 4 combattants à déplorés pour la ville de Gueugnon, des centaines de prisonniers furent fait dont pour certains furent envoyés vers les camps.

Le 2 novembre 1941, Vichy dépose le Conseil municipal élu en 1938 dont le maire était François Moine et un arrêté du sous-préfet d'Autun désigne comme nouveau maire Félix Moine (proche du gouvernement de Pétain avant de prendre ses distances en 1943 à l'égard de la ligne politique de Pierre Laval).

En 1942, Laval institut le STO (Service du Travail Obligatoire). De nombreux jeunes, refusant de partir, se cachèrent dans la campagne environnante de Gueugnon, principalement dans les mines et dans d'autres entreprises de la région. La répression, les rafles effectués par l'occupant, comme celle qui eut lieu aux Forges de Gueugnon, vont précipiter l'afflux de jeunes gens da ns les bois environnants et dans les groupes de résistance de plus en plus actifs dans la région.

M. Baptiste Chambonnier, maire de la ville après la libération en 1944, ayant présenté sa démission, une élection a eut lieu en avril 1947 et c'est le docteur Marc Humbert qui devient maire de Gueugnon.

C'est au nom d'une alliance entre le parti socialiste (SFIO) et la droite centriste que le Docteur Humbert accède à la présidence du Conseil général de Saône-et-Loire, abandonnant son mandat de maire qui revient M. Georges Joyeux élu sous l'étiquette « indépendante et apolitique » en octobre 1947.

Durant cette période, Gueugnon ne diffère peu de la situation nationale : les premiers « baby-boomers » naissent, la campagne alentour se dépeuple au profit des villes, la reprise économique appelle un énorme besoin de main d''uvre, de constructions habitables, scolarisation, d'urbanisation de type social. Mais aussi, on connaît de nouveaux besoins en matière de loisirs, de culture, de service.

Dans cette phase de croissance et de mutation, les affrontements politiques sont nombreux. A Gueugnon, la majorité municipale conduite par M. Joyeux est contestée par l'opposition de gauche qui reproche une certaine stagnation dans les réalisations face aux énormes besoins de la population.

Cependant, ce fut à cette période que, dans la lignée de ce qu'avait connu Gueugnon dans les années vingt et trente, que la ville va continuer à se transformer. Les immeubles de la rue de Genève naissent en 1947/1948, le quartier des Gachères s'achève enfin avec de nouveaux logements entre 1949 et 1952, d'autres logements ouvriers voient le jour rue de Bruxelles jusqu'en 1948 ainsi que rue de Verdun entre 1949 et 1950.

Durant les années cinquante, l'usine des Forges se modernise puis arrive au summum de sa renommée, devenant n°1 mondial de l'acier inoxydable et embauchant 3750 salariés vers 1960. Ce qui va poussé la ville de Gueugnon, intimement liée au dynamisme des Forges, a connaître elle aussi son âge d'or.

C'est à partir de 1950 et ce jusqu'à la fin des années soixante que seront construits un groupement d'immeubles dans le quartier des Gachères, la cité HLM des Riaux, route de Toulon-sur-Arroux, et celle des Bruyères, route de Digoin, soit des centaines de logements qui viennent s'ajouter à l'offre immobilière de la ville afin de répondre aux demandes qui ne cessent d'affluer. En effet la population ne cesse de croître jusqu'en atteindre son maximum en 1975 à près de 11 000 habitants.

Gueugnon a vécu une grande période de constructions collectives et individuelles. Les finances de la commune étaient presque entièrement consacrées à ces constructions et aux aménagements nécessaires : eau, gaz, électricité, égouts et voies d'accès aux nouveaux quartiers.

Après plusieurs mandats, M. Joyeux passe la main en 1965 à M. Alexandre Buisson. Le maire de Gueugnon, M. Alexandre Buisson décéda brusquement en 1969, avant le terme de son mandat. Le docteur vétérinaire Albert Nageotte lui succède pendant deux mandats.

Selon l'adage Gueugnonnais « lorsque les Forges s'enrhument, Gueugnon tousse », et quand les Forges entre en crise à partir du milieu des années soixante-dix et surtout au début des années quatre-vingt, Gueugnon souffre bien réellement. La natalité en forte baisse et une mortalité grimpante conjugué à une série de fermeture d'entreprise et s'y l'on ajoute l'amorce d'une fuite de la population (principalement jeunes) vers de plus grandes villes, Gueugnon qui n'avait jamais connu de forte baisse de sa population, va en connaître une sans précédent.

En effet, alors qu'en 1975, l'on comptait près de 11 000 gueugnonnais, le chiffre baisse à 10 456 en 1980, puis dégringole à 9 817 en 1990, à 8 563 en 1999. Encore aujourd'hui, ce handicap considérable pèse sur l'avenir de Gueugnon, puisque l'INSEE lors du dernier recensement en 2006 a estimé que la population avoisinerait les 7 000 (chiffres définitifs en 2009).

M. Albert Nageotte cède à son tour le fauteuil de maire à M. Roland Cottin en 1983, candidat d'une coalition de gauche qui est reconduit à ce poste en 1989, puis en 1995, ainsi qu'au mandat de conseiller général du canton de Gueugnon.

Depuis mars 2001, c'est M. Alain Bailly qui est élu maire de Gueugnon et conseiller général du canton de Gueugnon et qui est toujours a ce poste. M. Bailly a confirmé son intention de briguer un second mandat en mars 2008.

Les Forges de Gueugnon sont à l'origine du dynamisme économique de la ville. L'histoire de la commune s'est souvent confondue avec celle de ses forges. En effet, la population de la ville a progressé au rythme de ses établissements industriels qui lui assurait à l'époque la prospérité. Aujourd'hui elles sont devenues l'entreprise Ugine & ALZ rattachée au groupe Arcelor-Mittal.

En 1724, Jean Hector de Fay marquis de la Tour Maubourg (qui devint Maréchal de France) fonde la base des forges de la Ville (Forges de Villefay). Les travaux de construction débutèrent en 1720 et l'usine fonctionna à partir du printemps 1728 avec une dizaine d'ouvriers. Composée d'un haut-fourneau double, d'une forge et d'une fonderie, elle produisait de la fonte et du fer marchand en barres pour les cloutiers foréziens. Le marquis étant décédé en 1764 à Gueugnon (et inhumé dans l'église paroissiale), ses terres bourguignonnes échurent à son petit-fils Augustin Jean Louis Antoine Duprat comte de Barbançon. Il ne vint jamais à Gueugnon. Ces biens furent confiés à des hommes d'affaires, plus soucieux de leur fortune personnelle que de celle du comte.

Un anglais, Michel Alcock, essaya de produire de l'acier à partir du fer de Villefay. Mais ses associés financiers, et les régisseurs du comte, firent leur possible pour le chasser, ce qu'il fit en 1770 après trois années de travaux préparatoires.

Ayant emporté avec lui les secrets de fabrication, l'usine revint aux productions traditionnelles. L'affaire fut alors confiée à des affairistes : Louis Carrouges des Bornes qui les sous-afferma ensuite à la société Renault de Larive et Compagnie. Leurs gestions furent désastreuses. C'est alors que le comte de Barbançon vendit tous ces biens arroumois à Jean Baptiste Perrot, Conseiller du Roy et marchand demeurant à Chalon-sur-Saône.

Jean-Baptiste Perrot, né en 1744, était issu d'une ancienne famille autunoise. Il épousa Marie Bordat en 1767, dont il eut six enfants qui firent souche. Bien qu'homme de loi (Conseiller du Roy), il était également marchand de vins et de bois. C'est dans ce contexte qu'il se rendit acquéreur des Forges de Gueugnon en 1788.

Mais, s'il en devint ainsi le propriétaire, il ne pouvait pas en être l'exploitant puisque l'usine était affermée à Carrouges des Bornes, lui-même l'ayant sous-affermé à la société Renault de Larive. Pour pouvoir l'exploiter lui-même, Perrot devait traiter avec les exploitants du moment ; ce qui conduisit à un procès interminable qui dura près de trois ans. Quand Perrot devint enfin maître de forges, la Révolution de 1789 était déjà bien avancée.

L'usine se remit au travail. On sait qu'elle travailla pour les armées, en collaboration avec les Forges de Perrecy elles-aussi achetées par Perrot, en fabriquant des boulets et en fournissant de la fonte à la nouvelle usine métallurgique du Creusot dirigée par Michel Ramus. C'est aussi durant cette période qu'eurent lieu les premières grèves à Gueugnon, en 1792 et 1793.

Jean-Baptiste Perrot décéda en 1803. Mais, dès 1798, il avait confié l'exploitation des Forges de Gueugnon à son fils (Nicolas Perrot) et à ses gendres (Guillaume Trullard et Jean-François Simmonot). Ceux-ci durent faire face aux nouvelles techniques industrielles importées d'Angleterre. Aussi commencèrent-ils à moderniser l'entreprise : installation le fours à puddler et de laminoirs. Ne voulant pas d'une mono-industrie, ils installèrent aussi des tanneries et des ateliers de cloutiers.

Après la crise de la métallurgie en Saône-et-Loire de 1830, il ne restèrent que 4 usines : Le Creusot, Le Verdrat, Perrecy-les-Forges et Gueugnon. En 1838, Gueugnon était spécialisé dans la fabrication de feuillards pour cercles de tonneaux et de verges pour la clouterie et la tréfilerie. Ces poduits étaient très recherchés et on ne pouvait suffire aux demandes.

Sous l'effet de la concurrence anglaise dont les méthodes nouvelles amènent de grands changements dans le commerce des fers et dans la situation des établisssements, les forges qui occupent 80 personnes, périclitent et s'acheminent vers une fin inéluctable.

Les descendants de Jean-Baptiste Perrot, Denis Perrot et Jean-François Simonot, étaient plus des financiers que des maîtres de forges et face au déclin des forges de Gueugnon, ils choisirent de vendre l'usine, en 1845, à la société Campionnet et Compagnie qui exploitait déjà l'usine du Verdrat à Martigny-le-Comte qui ferma en 1887.

Campionnet et sa famille vinrent s'installer à Gueugnon en 1849. Très prudent, il augmenta la puissance de l'usine petit à petit tout en la modernisant.

Il fera sa fortune avec celle de Gueugnon, produisant essentiellement du fer blanc dans l'atelier de l'étamerie.

Pierre Joseph Campionnet décède à Gueugnon le 26 février 1888. L'usine, qui occupait 80 salariés à son arrivée, en comptait à sa mort 600 sur 4000 habitants à Gueugnon.

Le 29 juin 1890, la société et l'usine lui rendirent un hommage posthume en inaugurant son buste à l'entrée des forges.

En 1878, Pierre-Joseph Campionnet passe la main à son fils François puis deviendra le seul gérant à la mort de son père en 1888.

A cette époque toute la vie communale tournait autour de l'usine dont le patron dirigait également la mairie.

Avec François Campionnet, l'usine de Gueugnon augmenta encore sa production, en modifiant sa structure : installation d'une aciérie (four Martin), laminoirs à chaud pour la production intensive de tôle noire (qui fut utilisé jusqu'en 1976) ; tout en continuant la production de fer blanc en modernisant l'étamerie. L'imprimerie sur métaux complètera le dispositif.

Uniquement préoccupé de la production de son usine, François Campionnet ne vit pas arriver le mécontentement de ses ouvriers. Suite aux grèves du Creusot et du bassin houiller de Blanzy, les ouvriers de Gueugnon déposèrent des revendications et se mirent en grève en juin 1899. Cette lutte peut se décomposer en trois phases:

- 14 juin : arrêt de travail des ouvriers de l'étamerie, puis de ceux de l'aciérie.

- 15 juin : François Campionnet revient de Paris ; la grève se généralise.

- 16 juin : une délégation de grévistes présente ses revendications ; Campionnet refuse catégoriquement.

- 17 juin : arrivée de Braum, dirigeant syndical de Paris.

- 18 juin : nouvelle tentative des grévistes au domicile de Cmapionnet : nouveau refus.

- 19 juin : les grévistes s'organisent. Création d'un syndicat des ouvriers métallurgistes et similaires de Gueugnon. Ils tallation du siège des grévistes à l'Hôtel de la Marine, chez Bardin.

- 20 au 21 juin : passage des députés Sarrien, Simyan, Lasang, Zevaès, avec nombreux discours. Le journaliste Maxence Roldes s'installe en ville. Nombreux défilés avec drapeaux, discours nocturnes, tambours et clairons, aux accents de la Marseillaise et de la Carmagnole.

- 25 juin : les grévistes tentent d'occuper l'usine. Campionnet demande au Préfet l'envoi de troupes.

- 26 juin : manifestation des femmes de grévistes sur la place des forges. Seconde tentative d'occupation de l'usine. Le directeur Chadefaud est séquestré quelques instants. Arrivée du Sous-Préfet (M. Vitry), d'une compagnie d'infanterie et d'un escadron de chasseurs à cheval qui s'installent aux forges. Une délégation de grévistes, accompagnés du ous-préfet, est reçue par Campionnet qui refuse toute concession. Licenciement de tous les ouvriers qui sont invités à venir toucher leur paie le mercredi 28 juin.

- 27 juin : tapage nocturne. Campionnet, en tant que maire, demande au sous-préfet de faire évacuer la place des forges ; refus du sous-préfet. Les militaires encadrent des wagons devant convoyer des fer-blancs ; échauffourées avec les grévisztes et les femmes.

- 28 juin : organisation de la paye en présence du sous-préfet : le syndicat donne l'ordre à ses adhérents de refuser de toucher leur paye. Arrivée du Préfet à Gueugnon et rencontre avec Campionnet à la mairie (le préfet lui apprend que la grève de Montceau est terminée).

- 29 juin : nouvelle entrevue du Préfet et de Campionnet à l'usine ; impasse totale. Le Préfet refuse la protection de la troupe pour le convoi de wagons de l'usine à la gare.

- Du 29 juin au 6 juillet : situation inchangée et tendue. Nouveau discours du député Simyan. Inquiétude chez la population ; l'argent commence à manquer. Campionnet fait courir des bruits alarmistes (déplacement de son usine plus près de Paris).

- 6 juillet : une centaine d'ouvriers sont réembauchés ; la troupe protège leur entrée et sortie de l'usine.Campionnet annonce qu'il fera rallumer les feux le 16 juillet.

- 16 juillet : Le Préfet vient annoncer à Campionnet que les grévistes renoncent à leurs revendications à la condition qu'il n'y ait aucun renvoi : refus de Campionnet qui exige le renvoi d'une trentaine de meneurs.

- 17 juillet : les feux sont rallumés et une partie de l'usine reprend son fonctionnement. Nouveaux réembauchages ; Campionnet fait appel à de la main-d'oeuvre recrutée à Marseille.

- 22 juillet : arrivée de 10 ouvriers italiens.

- 24 juillet : le Préfet annonce le retrait des troupes si Campionnet persiste à embaucher des étrangers.

- 29 juillet : Relève des troupes présentes par un autre escadron et une nouvelle compagnie d'infanterie. Embauche de nombreux ouvriers (anciens grévistes) venant du Bourbonnais.

- 15 août. Arrivée de 20 Italiens en gare de Gueugnon. Dans le même train, présence de Maxence Roldes et de plusieurs syndicalistes ; les gendarmes évitent les violences.

- Seconde quinzaine d'août : Les deux frères Campionnet sont pris à partie par des grévistes ; Simon Campionnet se protège avec son révolver. Le lendemain, plainte est déposée par les grévistes.

- 2 septembre : Le tribunal de Charolles condamne François Campionnet à 15 jours de prison et 200 F d'amende, son frère Simon à 8 jours de prison et 100F d'amende.

- fin septembre : un arrêté de la préfecture suspend François Campionnet de ses fonctions de maire pour un mois. Démission du Préfet. Seconde grève au Creusot.

François Campionnet décède en 1913 ; il est automatiquement remplacé par son fils unique, Pierre Campionnet. Il aura la lourde tâche de faire fonctionner l'usine pendant la Première Guerre Mondiale, fournissant diverses productions pour la défense nationale. Il augmente la capacité de l'aciérie (3 fours martin de 30 tonnes), et commence l'électrification de l'usine.

En 1921, Pierre Campionnet décède subitement. C'est saveuve, Philiberte de la Boissière, qui le remplacera en commandite simple. La société est alors transformée en Société anonyme dénommée Société anonyme des Forges de Gueugnon, Etablissements Campionnet le 4 févrie 1921. Le conseil d'administration confie la présidence à M. Hubert Aulois, cousin de Pierre Campionnet. L'entreprise compte alors 1500 employés.

Le nouveau gérant poursuit le développement entrepris par ses prédécesseurs. L'usine produit maintenant totalement son acier. En 1917, une centrale thermisue est installe à l'usine, comprenant six chaudières alimentées par six trémies et une cheminée de 70 mètres. Depuis 1922, la cntrale de l'usine distribue la lumière électrique et la force motrice à laville de Gueugnon. Puis une nouvelle centrale électrique de 10.000 kw fut construite pour alimenter l'usine et même la ville de Gueugnon.

A cette époque, grâce à ses transformations et perfectionnement, la Société des forges de Gueugnon devient l'une des aciéries les plus réputées de France. La production de l'usine atteint en moyenne 50.000 tonnes de produits par an. Cette production comprend la tôle noire pour articles de fuisteri et emballages métallurgiques, la tôle décapée pour emboutissage d'articles de ménage étamés, émaillés et galvanisés, le tôle polie pour carrosserie automobiles, le fer-blanc, les tôles plombées et galvanisées.

Au moment où la famille Campionnet passe la main, les Forges de Gueugnon sont en pleine mutation, obligées de se spécialiser pour survivre.

En 1928, le premier four à normaliser en France est installé à Gueugnon afin de permettre le traitement de tôles de carrosserie pour emboutissage « extra-profond ». En 1930, les premiers contacts sont pris avec la Société d'Electrochimie, d'Electrométallurgie et des Aciéries Electriques d'Ugine, dans le but de se convertir aux traitements et au travail des tôles inoxydables et spéciales.

Les gueugnonnais, comme l'ensemble des Français, vivent mal la profonde crise économique qui suivit le krach mondial en 1929. En deux ans, la production régresse.

En 1931, Messieurs de Wendel et Compagnie assurent l'administration des Forges de Gueugnon dont la situation financière, causée par la crise économique mondiale, est difficile.

Les Forges connaissent leur lot de grèves comme partout dans le pays durant les années trente. En 1936, la victoire électorale du Front Populaire suscite un énorme élan à Gueugnon. Les travailleurs prennent conscience de leur force et expriment des revendications salariales. Le syndicat des Forges interdit et dissolus, après les grandes grèves du début du siècle, par Monsieur Campionnet, renaît avec le soutien du maire de Gueugnon de l'époque : Jean Laville. Ce socialiste admirateur de Jaurès n'était autre que celui qui avait pris la tête de la ville face à la famille Campionnet qui la dirigeait depuis de près de 70 ans. Notons qu'il fut parmi les ouvriers licencié par les Campionnet suite à la grève de 1899.

Au moment où les allemands entrent à Gueugnon, la production avait été arrêté quelques heures auparavant. Puis les Forges furent sous le joug allemand. Mais contrairement, aux autres usines métallurgiques de la région (Le Creusot, Imphy, etc') qui furent totalement annexées par les forces allemandes, les Forges de Gueugnon furent un cas particuliers. En effet, l'entreprise dépendait de l'administration de Vichy et reste placée sous la responsabilité de son propriétaire, de Wendel. Les autres usines du groupe de Wendel et Compagnie sont pratiquement annexées dans le nord et dans l'est qui constituent même une zone interdite.

Après la libération, un comité d'entreprise est créé dans l'usine. Cela ne va pas sans grincements de dents de la part de de Wendel qui voit ainsi les 'uvres sociales, jadis « domaine réservé » patronal, lui échapper et incomber directement à des élus du personnel.

A l'automne 1949et au printemps 1950, les salariés s'engagent dans des nouvelles cessations de travail afin d'obtenir une amélioration du pouvoir d'achat. Ce nouveau conflit ne sera pas sans mesures répressives : de Wendel eut même recours au CRS afin de faire évacuer l'usine occupée et aux licenciements des principaux dirigeants syndicaux.

Le duo Douheret-Michoulier, en place à la direction de l'usine depuis les années trente, est remplacé par M. Clerget et une nouvelle équipe est mise en place pour promouvoir une autre orientation. L'usine se spécialise alors dans les aciers au silicium et les aciers inoxydables laminés à froid (qui deviendra sa grande spécialité).

1950 est aussi l'année de la création de la marque Uginox. D'autre part, les Forges prennent une importante participation dans Sollac (Société Lorraine de Laminage Continu).

Puis en 1955 débute un important programme d'installations en laminage à froid avec l'acquisition du premier laminoir réversible à froid Sendzimir (du nom de l'ingénieur polono-américain qui l'a mis au point) pour traiter les bobines d'acier inoxydables. L'approvisionnement en matière première est alors assuré par Ugine, qui coule les lingots d'acier à Moutiers (Savoie) qui sont ensuite transformés en bobines à chaud par Sollac, avant d'arriver à Gueugnon.

En 1956, M. Clerget s'adjoint un ingénieur, René Favier dont le rôle sera déterminant dans le choix des futures installations. Il deviendra directeur général adjoint en 1963.

C'est au cours de l'année 1962, que la première ligne européenne de recuit brillant en bandes larges est installée à Gueugnon. Deux autres lignes suivront rapidement.

Pendant vingt ans, les Forges vont de transformer en se dotant d'outils toujours plus sophistiqués qui leur conféreront une place prépondérante parmi les producteurs mondiaux en matière d'inox et de produits plats, devenant même n°1 mondial de l'acier inoxydable. L'usine embauche à tout va et des milliers d'emplois induits sont créés dans les entreprises de sous-traitance qui gravitent autour de l'usine de Gueugnon mais également dans les entreprises du bâtiment et de l'artisanat local. Les Forges vont atteindre 3 750 salariés au début des années soixante.

Cet âge d'or durera jusqu'au milieu des années soixante-dix. Seules les fameuses grèves de la fin 1967 et de début 1968 (avec comme point d'orgue le mois de mai) viendront troublés cette période prospère mais marqua un grand changement dans les rémunérations du personnel. En effet, avant 1968, le pouvoir d'achat des Forgerons était à la traîne. Après les évènements de mai 68 et dans les années qui suivirent, le personnel des Forges avait les meilleures rémunérations du département voire même de toute la sidérurgie française, pour le grand bien de l'économie régionale.

En 1973, par l'intermédiaire de Sollac dont elles sont une adhérente, les Forges de Gueugnon prennent une participation dans le complexe sidérurgique de Solmer à Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Cette dernière approvisionne alors par trains l'usine de Gueugnon en demi-produits.

Les Forges envisagent de saturer à 300 000 tonnes de capacité l'usine actuelle et d'installer une seconde usine sur le site aménagé de Chazey, à la sortie sud de la ville, d'une capacité de 100 000 tonnes d'acier inoxydable. Mais le choc pétrolier de 1973 fait ajourner le projet.

En 1975, la mise en place du laminoir Sendzimir n°6 fait la fierté de la ville. En effet, il était le plus puissant et le plus moderne jamais construit dans le monde et fit porter la capacité de l'usine de Gueugnon à 300 000 tonnes par an.

En 1977, le gouvernement Giscard-Barre décide une prise de participation majoritaire de l'Etat sur l'essentiel de la sidérurgie française, afin de redresser cette industrie de base.

Cependant, face aux succès des résultats de l'usine de Gueugnon, contrairement à la plupart des autres usines sidérurgiques qui amorcent un déclin, les de Wendel sont autorisés à conserver quelques entreprises regroupées au sein d'un holding appelé CGIP, dont font partie les Forges de Gueugnon.

Cette situation va alors porter un fort cou^p aux Forges de Gueugnon. L'entreprise se trouve alors imbriquée dans une politique sidérurgique nationale sans en recevoir les crédits d'aménagement. Rapidement, les de Wendel tentent de se désengager de la branche sidérurgique. Une grande partie du parc immobilier des Forges, soit près de 1200 logements, est vendue. Ainsi une énorme part du patrimoine des Forges est alors abandonnée.

En 1976, une page historique des Forges de Gueugnon se tourne. Le laminage à chaud qui avait marqué pendant plus d'un siècle l'histoire des Forges se termine avec la fermeture des deux dernières lignes employant ce type de production.

En 1980, c'est la fermeture de la filiale « Equipinox », situé près du quartier des Gachères, produisant des enjoliveurs et des plats en inox haut de gamme. Le personnel en majorité féminine sera intégré aux Forges.

En 1983, c'est la mise en vente de « Francémail », autre filiale des Forges de Gueugnon situé sur la plaine du Vieux-Fresne, qui occupait 250 salariés et fabriquait des baignoires émaillés. Le personnel est également intégré aux Forges.

Le 1er janvier 1983, les Forges de Gueugnon sont intégrées à « Ugine Aciers », filiale de Sacilor, et prennent le nom d' « Ugine Gueugnon SA » dans laquelle la CGIP des de Wendel ne détient plus qu'une minorité d'actions.

En 1984 M. Fievet (nommé chevalier de la légion d'honneur au titre de son rôle déterminant dans la prédominance de l'usine de Gueugnon au niveau mondial durant ces vingt dernières années) est remplacé par M. Aussure. M. Fievet aura marqué de façon positive son passage à Gueugnon. Privilégiant une politique sociale respectueuse et reconnaissante du savoir-faire des Forgerons de Gueugnon.

De proches collaborateurs de M. Fievet seront alors nommé successivement au poste de responsable du site de Gueugnon : M. Baillet puis est placé en retraite en juillet 1985 et est remplacé par M. Borne. Un an après, il passe la main à M. Perdu.

Ce dernier prend ses fonctions dans une atmosphère chargée d'électricité. En septembre 1986, se succèdent des grèves avec occupation des locaux, ballet de CRS, forçage des grilles d'entrée par les cadres dirigeants afin de reprendre possession de l'usine, blocage des lignes de TGV à Montchanin par les salariés. Après plusieurs semaines d'affrontements, un accord est conclut ne satisfaisant ni la direction ni le personnel.

Le 1er janvier 1987, à la suite d'une fusion d'Usinor et de Sacilor, les deux filiales qui produisent des aciers spéciaux plats inoxydables, s'intègrent sous l'appellation « Ugine aciers de Châtillon et de Gueugnon » (UACG). Désormais le groupe nationalisé Usinor-Sacilor englobe la totalité de la sidérurgie française, plus certaines industries de transformation, comme la proche Creusot-Loire. Le PDG de ce groupe est alors M. Francis Mer, celui d'Ugine ACG devient M. Chopin de Janvry à la place de M. Pierre Hugon et le responsable du site, M. Perdu, est maintenu à son poste. Il sera muté le 1er janvier 1990 et remplacé par M. Chassagnon, ex-responsable du site de Pont-de-Roide (Doubs).

A l'ancienne UGSA, qui comprenait les sites de Gueugnon, de l'Ardoise et de la Défense, la nouvelle société adjoint les sites de l'ancienne Usinor-Châtillon, à savoir, Isbergues, Pont-de-Roide, Firminy et Saint Chély d'Apcher soit au total 5 500 salariés.

Le 1er janvier 1991, Ugine aciers de Châtillon et de Gueugnon devient Ugine SA qui comprend, outre l'ensemble de la branche aciers inox et produits plats spéciaux du groupe, celle des produits long inox : Ugine-Savoie et Imphy SA deviennent filiales d'Ugine SA. Le nouvel ensemble, avec ses autres filiales françaises et étrangères, représente 12 000 personnes et un chiffre d'affaire d'environs 15 milliards de francs.

L'introduction progressive de nouvelles technologies et l'amélioration de la qualité des produits engendrent une part croissante de travail automatisé et nécessitent une formation toujours accrue des salariés. Mais revers de la médaille, l'effectif en ressort diminué. Cependant la capacité de production des Forges de Gueugnon ne cessera de s'accroître. Pour preuve, en 1974, Gueugnon produisait entre 180 000 et 200 000 tonnes d'inox par an avec 3 500 salariés, tandis qu'en 1993, avec 1 700 salariés, les Forges produisaient 245 000 à 300 000 tonnes.

D'importantes installations ont donc vu le jour dans la société Ugine SA, notamment sur le site de Gueugnon. Sur le plan de la recherche et de la mise au point de nouvelles technologies sur les aciers, l'avance de la société est certaine et repose sur un savoir-faire d'Ugine remontant aux années vingt, en collaboration avec Gueugnon dans les années trente, et à l'après-guerre. Ainsi, tout au long des années 90, une mutation considérable et rapide de l'appareil de production a été effectué, non seulement à Gueugnon (qui reste la plus puissante unité de laminage à froid d'aciers inoxydables du monde), mais dans tout le pays, faisant la sidérurgie française une des plus modernes du monde et confortant Ugine SA parmi les plus grands et les plus performants groupe sidérurgique mondial. Attirant toutes les convoitises ces dernières années.

En 2002, Ugine SA et ALZ N.V. furent regroupées dans le cadre de la création du groupe Arcelor. Ce rapprochement donna naissance à « d'Ugine & ALZ » (U&A) dans le cadre de la fusion Arbed, Aceralia et Usinor.

Le groupe compte 4 sites de productions : Genk et Charleroi pour la Belgique, et Isbergues et Gueugnon, pour la France.

En 2005, Gueugnon comptait 1 279 salariés et produisait 450 000 tonnes d'aciers par an.

Le 28 janvier 2006, Mittal Steel Company fait une offre publique d'achat hostile sur Arcelor pour 18,6 milliards d'euros alors qu'Arcelor n'a que 17,6 milliards d'euros de fonds propres. Fin février 2006, après une hausse d'Arcelor, la capitalisation boursière des deux groupes est presque identique.

La fusion se fait malgré les craintes des marchés boursiers face à l'émergenace de ce super-puissant de la sidérurgie. La société issue de cette fusion réunit alors le premier et le deuxième producteur d'acier du monde, Arcelor et Mittal Steel.

Le groupe Arcelor-Mittal né et devient incontestablement le numéro un mondial de la sidérurgie, avec 320 000 employés dans plus de 60 pays. Son chiffre d'affaire passe à 70 milliards de dollars. Le groupe est dirigé par le milliardaire indien Lakshmi Mittal, cinquième homme le plus riche du monde selon le magazine Forbes en mars 2007.

En mars 2006, M. Jean-Yves Gilet prend la succession de M. Philippe Darmayan à la tête d'Ugine & ALZ rattachée au groupe Arcelor-Mittal.

C'est en 1927, que fut créé le corps de sapeurs-pompiers de Gueugnon, avec comme parrains, les lieutenants Gaspard Marmorat et René Rousset. Avant la création du corps de pompiers de la ville, la protection contre les incendies était assurée par les pompiers des Forges de Gueugnon.

Le centre de secours fut alors installé place de l'église (actuel Centre Henri Forest), après une courte période où le matériel était installé près de la Mairie, jusqu'en 1985, date à laquelle la municipalité réaménagea les bâtiments d'une ancienne entreprise pour faire un nouveau centre de secours, situé aujourd'hui dans la plaine du Fresne, afin de servir les neufs communes alentours. L'effectif est d'une trentaine de sapeurs-pompiers volontaires.

1927-1938 : Lieutenant Gaspard Marmorat 1938-1965 : Capitaine Raymond Garchery 1965-1985 : Lieutenant Roger Fourrier 1985-1990 : Lieutenant Marcel Devillard 1990-1992 : Lieutenant Georges Ledey Depuis 1992 : Lieutenant Jean-Pierre Bouiller

Le 50 rue de la convention, qui a abrité la perception jusqu'à la fin de la dernière guerre, a été la première gendarmerie. Cette grande bâtisse, datant de 1794, fut un hôtel pendant les années suivantes avant d'être, en 2007, le siège de la Maison des Associations et de l'Office de Tourisme.

En 1892, on construit une nouvelle gendarmerie dans la rue principale de Gueugnon (ancienne Grande rue et actuelle rue de la Liberté).Elle fut ensuite transférée rue des Bruyères en 1970.

Avant 1888, elle était établie à Perrecy-les-Forges et ensuite en centre-ville. Elle se trouvait alors dans la nouvelle mairie à partir de 1905 jusqu'à l'aménagement dans l'actuelle bâtiment situé place De Gaulle.

La protection médicale aux Forges existe depuis le début du XXème siècle. Créé en 1946, la sécurité sociale était rue Jean Bouveri à l'angle de la rue du 11 novembre au centre ville, puis elle a été transférée dans le bâtiment neuf en 1961, à l'emplacement de l'ancien cimetière, sur l'actuelle place De Gaulle.

Il fut aménagé en octobre 1977 à côté de la mairie.

Un CEG (Collège d'Enseignement Général) s'installe, en 1966, à l'ouest de la ville, sur la plaine de Fresne avec 430 élèves. Celui-ci fut nationalisé en 1968. Il est aujourd'hui l'actuel collège du Vieux-Fresne.

Un second collège fut construit en 1973 à l'est de la ville. Il est aujourd'hui l'actuel collège du 8 mai.

Face à la baisse du nombre d'élève dans ces deux établissements, la municipalité a décidé de les regrouper sur un seul site (le site retenu est celui du collège du 8 mai). La fusion donnera naissance au nouveau collège Saint Exupéry courant 2009.

Situé rue du port, il fonctionne depuis 1970.

La clinique-maternité de la Fourrier, installé au Château de la Fourrier (au nord de la ville, route de Toulon-sur-Arroux), a fonctionné de 1968 à 1971. Elle fut fermée puis remplacée par un moyen séjour de l'hôpital de Paray-le-Monial en 1978. Actuellement, une MAPAD (Maison d'Accueil pour Personnes Agées Dépendantes) fonctionne et est complétée par un long séjour médicalisé.

La première, en 1938, fut temporaire car tenu par un réfugié politique allemand qui partis juste avant l'invasion allemande. Ce n'est qu'en 1946 qu'un titulaire s'installe à Gueugnon et ouvre la première clinique vétérinaire. Une seconde sera ouvert dans les années 90 dans la zone artisanale des Fontaines entre la plaine du Fresne et le quartier des Bruyères, sur la route de Digoin.

Deux tranches de 49 et 62 logements en 1950 furent construits et une troisième en 1957 avec 50 logements en bandes aux quartier des Bruyères, route de Digoin, au sud de la ville et 4 bâtiments de 14 logements à la Cité des Rieux, route de Toulon-sur-Arroux, au nord de la ville. Beaucoup d'autres suivront entre 1960 et 1980.

Situé au c'ur de la cité HLM des Bruyères, route de Digoin, le centre social a ouvert ses portes en janvier 1981.

La Résidence des Accacias fut construite sur l'emplacement de l'ancien port en 1976 et compte 80 logements.

Le Foyer du Parc, situé entre la place de l'église et le château d'Aux, aux bords de l'Arroux, fut construit en 1982 avec 20 appartements.

Est venus s'ajouter récemment le Foyer Eriva à côté de la Résidence des Accacias.

Il y eut plusieurs terrains de foot dans la ville (quartier des Gachères, qui existe encore aujourd'hui, quartier de la pépinière, etc') mais la construction de stade Jean Laville (du nom du maire de Gueugnon qui instaura le projet) commença en 1936. Il sera aménagé à partir de 1942. Un agrandissement sera effectué en 1961. En 1995, la construction de 6000 places repartis en deux tribunes est et ouest portera la capacité à plus de 15000 places. En 2007, après le remodellement de l'environnement du stade, la tribune nord a été détruite afin d'être reconstruite en doublant sa capacité d'accueil. La tribune sud devrait suivre le même chemin.

Elle fut en projet depuis 1935 mais ne fut réalisée et ouverte qu'en 1971 près du stade Jean Laville.

En 1928, des séances de cinéma scolaires furent instituées à l'ancienne école de garçons (avec des séances pour adultes le mercredi soir) puis, en 1933, à l'école de filles. Parallèlement existait un cinéma ambulant. En 1937, un cinéma fut construit afin de remplacer ce dernier. L'emplacement, qui se trouve non loin de l'école Jean Macé (ancienne école de garçons) est toujours l'emplacement de l'actuel cinéma « Le Danton ». En 2007, le cinéma a été totalement rénové avec notamment un hall d'entrée plus spacieux.

Construit sur l'emplacement de l'ancien cimetière sur la place de la jonchère (actuelle place De Gaulle), il a ouvert en 1934. Il s'agrandira en 1967 et en 1990 (avec rénovation extérieur et intérieure).

Ancienne usine de biscuits puis Equip'Inox, entreprise filiale des Forges de Gueugnon, les locaux furent achetée et remise en état par l'AMEICAG (Association Municipale pour l'Expension Industrielle, Commerciale, Agricol, et Avicole de Gueugnon). Des expositions et manifestations variées s'y déroulent depuis 1992.

Aménagé en 1990 à l'initiative du SIVOM (Syndicat Intercommunal à Vocations Multiples), issue de la volonté des élus de dynamiser le canton au niveau économique, culturel et touristique.

Gueugnon en compte plus de 200. Ce qui fait de Gueugnon la ville la plus associative du département. La plus ancienne est la « Perche gueugnonnaise », regroupant pêcheurs amateurs et professionnels, créé en 1903.

Commencé en 1910, ouverture en décembre 1913. Fermé en septembre 1985. Il se situait à la sortie sud de la ville, route de Rigny-sur-Arroux.

Fonctionne en 1934 sur un premier lot puis continuera par tranches jusqu'à la guerre et reprendra avec l'extension de la ville des années cinquante à soixante-dix.

Autrefois, il était près de l'ancienne église, il fut transféré en 1865-1866 sur la partie de la place de la jonchère (actuelle place De Gaulle) où se trouvent aujourd'hui le foyer municipale, l'école de musique et la sécurité sociale. Mais il devenait aussi trop petit et surtout la présence du ruisseau du Burot (ou Beurot ou de Valette), qui fut détourné plus tard, le rendait trop humide. Il fallut donc chercher un lieu plus sain, ce qui prit plusieurs années. Ainsi, en 1901, fut ouvert celui de Montariange (petite colline au sud-est de la ville, route de Bourbon-Lancy), agrandi plusieurs fois depuis.

Les égouts de la ville furent commencés en 1937. Puis ils s'étendent sur toute la ville en même temps que les canalisations d'eau potable et que l'extension de la ville des années cinquante aux années soixante-dix. Une station d'épuration moderne, situé au sud de la ville, route de Rigny-sur-Arroux, a été mis en service en 1995-96.

En 1892, une compagnie fit la proposition en mairie d'éclairer les rues et les maisons à l'électricité. On refusa parce que la commune avait un contrat avec le gaz. En 1923, l'éclairage public devient électrique. En 1928, les premières installations électriques pour les particuliers voient enfin le jour. Mais c'est entre 1934 et 1937, que la totalité de la ville sera raccordée.

Les premiers sont installés en 1975 au croisement de la rue du 8 mai et de la route de Bourbon-Lancy (ils n'existent plus aujourd'hui, remplacées par le rond-point Eric Tabarly).

Il fait son apparition dans la ville en 1880 puis en 1887 à l'ancienne mairie puis en 1906 dans la nouvelle.

Commencé à partir de 1927.

La première fut installée en 1862 sur le fronton de l'ancienne mairie-école. Une seconde suivit en 1930 sur la clocher de l'église.

Les premières informatisations de certains services municipaux fonctionnent dès 1983. En 2005, la ville de Gueugnon devient « ville Internet » avec ses 4 @ grâce à ses installations innovantes et leurs sensibilisation auprès du public.

Il fut érigé en 1922 au centre de la place de la jonchère (actuelle place De Gaulle).

Construite en 1937-1938 pour faciliter l'accès du stade Jean Laville depuis la place du l'église. Détruite du fait de sa vétusté et entièrement reconstruite aujourd'hui.

Transformé en pont routier à une voie en 1969 et refait en 1984 à deus voies.

Arrêt du trafic en 1977. Il fut remblayé intégralement et aujourd'hui s'élève, sur son emplacement, une résidence pour personnes âgées, un par cet des habitations. Seul subsiste la maison de l'éclusier qui était chargé de l'écluse n°1 sur la rigole de l'Arroux qui reliat le canal du Centre à Neuzy, près de Digoin.

Anciennement appelés quais des battus (lavoirs) et aujourd'hui nommé quai de l'Europe, l'aménagement et la consolidation des berges a débuté en 1964 et a duré plus de 10 ans.

Le ruisseau traversait auparavant le quartier des gachères et des Marnays, la place de la jonchère (actuelle place De Gaulle) puis la place de l'église avant de se jeter dans l'Arroux. Devenu génant autant pour les riverains que pour les usagers de la route (sans compter l'unique accès à l'église par un petit pont, enjambant le ruisseau, devenu trop petit et vétuste), le détournement du ruisseau fut en projet 1936 mais ne se fera qu'en 1954-1955. Aujourd'hui le ruisseau bifurque juste avant le quartier des Gachères, longe le collège du 8 mai (futur collège Saint Exupéry) avant de se jeter dans l'Arroux, plus au sud que son tracet originel.

La toute première installation date de 1900 mais n'arrive à la mairie qu'en 1930. Les premières cabines seront installées en 1934.

Dans le cadre des grand travaux d'aménagement du réseau routier qui eurent lieu dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, ls Etats de Bourgogne décidèrent le 23 janvier 1782 de crée une liaison routière destinée à relier le Franche-Comté au Bourbonnais. Cette rute, porant le numéro 25, devait passer par Lons-le-Saunier, Louhans, Cuisery, Tournus, Saint Gengoux-le-National, Joncy, Perrecy-les-Forges, Gueugnon, Burbon-Lancy et rejoindre Moulins.

L'importance économique de cet itinéraire nécessitait la construction d'ouvrages d'art, en particulier la construction d'un pont pour le franchissement de l'Arroux à Gueugnon. Jusqu'alors, en effet, cette rivière ne pouvait être franchie, à Gueugnon, que par un gué.

La réalisation de ce pont fut confiée à l'Ingénieur en Chef des Ponts-et-Chaussées des Etats de Bourgogne, Emiland Gauthey, et les travaux durèrent entre 1784 et 1787.

Le pont de Gueugnon est quasi-unique en son genre. D'une longueur de 60,87 mètres et d'une largeur de 7,10 mètres entre les faces intérieures des parapets de l'époque, il est établi 'une rive à l'uatre avec une pente unique de 1,90 mètres et des arches décroissantes. Il correspond à le moitié d'un pont en dos d'âne. En effet, la différence de niveau entre les deux rives de l'Arroux ne pouvait être effacée en raison des moyens matériels de l'époque, de la nature rocheuse du trrain et de la présence de constructions proches des rives. Seul, le pont de Mazères en Gironde construit entre 1877 et 1879 est disposé comme celui de Gueugnon.

La structure des voûtes en anse de panier par caissons, déjà employée par Emiland Gauthey au pont de Navilly sur le Doubs, a été utilisé à Gueugnon (21 caissons par arche); mais en raison de la décroissance des arches, les carriers de Clessy durent préparer des blocs de pierre et les ouvriers tailler des voussoirs différents pour chacunes des 5 arches surbaisées, comme pour 5 ponts distincts.

Les pyramides à base ogivale qui ornent les piles du pont de Gueugnon composent un très simple et excellent motif de décoration.

Des ponts construits par Emiland Gauthey, seul celui de Gueugnon possède des murs en aile présentant une courbure concave très favorable à l'écoulement des eaux.

Le pont fait partie des ponts construits au XVIIIème siècle, qui sont, en général, de très bonne qualité tant au point de vue de leur conception architecturale qu'au point de vue de leur mise en oeuvre. Maheureusement les fondations ont été faites par l'emploi de caissons échoués sur des pieux, à une profondeur de 0,60 mètres en-dessous des basses-eaux, ce typ de technique, peu perfectionné à l'époque et mal-connu, a amené des dégradations au niveau des fondations et les réparations nt nui à la qualité esthétique originelle de l'ouvrage.

En 1961 et en 1979, les fondations des piles ont subi desréfections par injections de laitance, protectionmétallique et bétonnage qui créent un effet disgracieux en période de basses eaux. D'autres réfections sont intervenus dans les années suivantes tel que des travaus de consolidation, rénovation et équipement. Ces travaux réalisés dans le but de sauver l'essentiel de ce pont ont toutefois abîmé l'équilibre d'un ensemble, dont le classement au titre des Monuments Historiques permettait de lui redonner un spect plus conforme à celui d'origine.

Malgré le poids des ans, le pont demeure le principal trait d'union entre le deux partie de la ville (même si un deuxième pont fut construit en 1984 à la place de l'ancien pont du chemin de fer sur l'Arroux) et reste robuste et solide en supportant un traffic de 12000 véhicules par jour et le passage de tous les convois exceptionnels transitant par Gueugnon (dont le plus lourd empruntat le pont en 1981 avec ses 236 tonnes sans aucuns dommages).

L'ancienne mairie-école a été construite en 1859 et fut démolie en 1904. La Mairie actuelle a été construite au même emplacement que la précédente en 1905.

L'ancienne église de Gueugnon, détruite en 1870, avait été construite au XIème siècle dans un style roman brionnais. Orientée vers l'Est, elle occupait l'emplacement du transept de l'actuelle église. Son clocher, selon la description par le curé Chaumette vers 1870, était à six pans avec colonettes aux ouvertures, l'abside avait disparu et à son emplacement se trouvait la sacristie, la nef était pavé de carreaux en terre cuite mais on y voyait un certain nombre de grandes dalles servant de tombes avec inscription (104 personnes furent inhumées dans l'Eglise à partir de 1688 dont le Marquis de La Tour Maubourg en 1764), le transept et le choeur avaient des voûtes en plein-cintre maçonnées, la tour du clocher s'élevait au centre du transept, enfin nef et transept avaient une superficie de 200 mètres carrés et l'église pouvait contenir 400 personnes.

Les pourparlers concernant le remplacement de l'ancienne église de Gueugnon, qui menaçait ruine et dont les dimensions étaient devenues insuffisantes face à l'augmentation rapide de la population, furent portés en 1863 devant le Conseil municipal par une proposition du Comte de Chargères. Lse terrains qu ce dernier proposait de donner permettaient de remodeler le quartier de l'église. En 1867, l'affare traîne car l'Evêché d'Autun soulève l'objection que l'inondation de l'Arroux de 1856 a atteint l'emplacement prévu. Après discussions avec le maire de Gueugnon, Pierre Campionnet, ue nouvelle convention fut passée fin 1868 avec la Comtesse de Chargères, devenue veuve, qui cédait son jardin dit de la terrasse. L'église sera donc construite en 1869-1870 à la place de l'ancienne mais orientée différemment.

Construction en 1936.

Le fief d'Essanlez est connu en 1379 par le mariage de Bertrand d'Essanlez, dont les armes comportent un sanglier (sanlez ou sanliez en patois morvandeau), avec Jeannette de Crosat de Bourbon-Lancy. En 1465, leur petite-fille Louise d'Essanlez, dame d'Essanlez et de l'Abergement, l'apporte en dot à son époux Anthoine de Montmorilon, écuyer.

En 1603, le titre est porté par Jehan de Montmorillon, chevalier, baron de Villers et d'Essanlez, arrière-petit-fils d'Anthoine de Montmorillon.

L'inventaire de 1617 qui figure au terrier (ancêtre du cadastre établi par les seigneurs tous les dix ans) de Lucenier est établi au château d'Essanlez et est signé par Anthoine de Montmorillon (deuxième du nom) écuyer, seigneur d'Essanlez, Toux, la Roche, Montaguet, Rochefort et Lucenier.

En 1683, ces fiefs sont repris par Claude Palatin de Dyo, comte de Montmort et échoient par héritage à Antoine de Busseuil.

Jean-Hector de Fay, marquis de la Tour Maubourg, baron des Essanlés, possède le château en 1718. Il crée la Forge de Villefaye entre 1721-1724.

En 1764, son petit-fils Augustin-Jean-Louis Duprat, comte de Barbancon, hérite de ses propriétés de Gueugnon. Il vendra, en 1788, à Jean-Baptist Perrot, secrétaire du Roi et négociant à Chalon-sur-Saône, les terres, domaines et seigneuries de Clessy, Vendenesse-sur-Arroux, Essanlés, Rochefort, Villefaye. Sa famille exploitera la Forge jusqu'à l'arrivée de la famille Campionnet en 1845.

Un plan de Gueugnon, vers 1786, nous donne la disposition de château d'Essanlés : cinq tours déimitant un pentagone entouré de fossés et occupé par un corps de logis en L.

Le chateau d'Essanlés a été démoli sous la Révolution Française et aujourd'hui les ruines ont à présent disparu.

Un premier château fut construit au lieu-dit Le Breuil à la fin du XVème siècle. Il se composait d'un donjon entouré de 13 tours, dont une seule subsiste aujourd'hui en colombier. Il était ceint d'un profond fossé enjambé par un pont-levis. Bien qu'encore moyenâgeux dans son aspect général, il abritait un corps de logis résidentiel influencé par la Renaissance.

Il fut acquis en 1530 par la famille de Chargères, branche du Morvan, à la famille de Brosses qui habitait un château du même nom aux environs de Digoin

En 1616, un incendie détruisit le donjon et le château fut reconstruit dans son état actuel.

En 1677, le terrier du Breuil précise que la baronnie du Beuil possédait des vignes sur le coteau de l'Arroux à proximité du château.

Vendu par autorité de justice au début du XIXème siècle à un marchand de biens, il fut racheté par la famille Casimir Perrier (Président de la République) qui le revendit peu après à la famille de Valence.

En 1830, les de Chargères, qui avaient une propriété à Mondemot près de Vendenesse-sur-Arroux, en firent l'échang avec les de Valence. C'est ainsi que le châtea du Breuil retourna à ses anciens propriétaires.

Lors de son importante restauration de 1930, le château du Breuil servait de grenier à grains et ses fenêtres étaient obstruées par des galandages.

Le comte Bernard de Chargères et sa famille y réside aujourd'hui.

De l'ancien château appartenant à la famille de Valence, dont le dernier propriétaire fut Alain de Valence, , il n'existe plus rien. En effet, il a été entièrement incendié, à la fin du XIXème siècle ou au début du XXème siècle, par un valet de chambre qui, congédié, avait voulu se venger.

Plus tard, l'emplacement fut racheté par la famille Campionnet qui y firent édifier l'actuel château.

Né en Haute-Loire, à Saint-Maurice-de-Lignon au château de Maubourg entre 1672, il fut avant tout un militaire, s'engageant dès sa majorité à la Compagnie des Mousquetaires et entrant, 5 ans plus tard, au régiment du Roy-Infanterie comme sous-lieutenant. A 30 ans, il se retrouve capitaine et de 1703 à 1748, il participe aux nombreuses campagnes militaires de Louis XIV et Louis XV. Nommé Inspecteur Général de l'Infanterie en 1718 puis Lieutenant Général en 1738, il brille par son ardeur au combat et est fait Chevalier-ommandeur des Ordres du Roy. En 1757, enfin, il reçut le bâton de Maréchal de France. A ses qualités de militaires, le marquis de Maubourg joint celle d'un homme d'affairs brillant. Etant seigneur de Clessy et propriétaire d'une partie de Gueugnon (sans doute par héritage de sa mère), il décide de construire la forge de Villefaye en 1721 pour exploiter ses bois et pour laquelle il obtient lettres patentes le 29 mai 1724. Ce modeste établissement métallurgique allait devenir les forgs de Gueugnon dont la renommée nationale et même internationale n'est plus à faire. Le marquis possédait un château sur les hauteurs de Gueugnon au lieu-dit Les Essanleys, château détruit lors de la révolution de 1789. Il décéda dans son hôtel particulier à Paris le 16 mai 1764 à l'âge de 92 ans.

Né à Chalon-sur-Saône, le 3 décembre 1732. Son père, Pierre, y exerçait la médecine et sa mère, Louise Lafouge, était la fille d'un receveur du grenier à sel de Toulon-sur-Arroux. Après des études commneces à Chalon-sur-Saône, au collège des Jésuites, sa famille l'envoya à Versailles, chez un oncle qui enseignait les mathématiques. Plus tard, il entra dans l'atelier parisien d'un architecte de renom, Gabriel Dumont, puis à l'école des Ponts-et-Chaussées dont il sortir diplômé en 1758. Il obtient aussitôt un pos de sous-ingénieur à Chalon-sur-Saône. Il dut cependant attendre vingt-quatre années avant d'être enfin nommé ingénieur en chef à l'âge de 50 ans. Les bouleversements de l société consécutifs à le Révolution Française l'amenèrent à de hautes responsabilités : Inspecteur principal en 1792, membre du Conseil général ds Ponts-et-Chaussées en 1801 et vice-président de ce même Conseil en 1805. Déjà décoré de la Légion d'honneur, il allait être promu au grade de Commandeur lorsqu'il décéda brusquement, à Paris, le 14 juillet 1806. Il fut le concepteur de nombreux ouvrages en Saône-et-Loire dont le pont sur l'Arroux de Gueugnon.

Né à Perrouse (Haute-Saône) en 1808, dernier fils d'une famille de petits vignerons-cultivateurs. Il débuta comme commis à Besançon, puis à Dôle. Puis il fut envoyé à l'usine du Verdrat à [Martigny-le-Comte]] pour assurer le service de la fonderie. La société étant en faillite, Pierre-Joseph Campionnet se trouva au chômage. D'un caractère entreprenant, il fonda sa propre société en 1840 et reprit l'exploitation de l'usine du Verdrat. En 1845, la société racheta l'usine de Gueugnon. Campionnet et sa famille vinrent s'installer à Gueugnon en 1849. Il sera nommé Conseiller général de Gueugnon en 1848, il est réélu jusqu'en 1874, conseiller d'arrondissement de 1841 à 1848, il devint maire de Gueugnon de juillet 1852 à 1876. Il pourra alors faire construire la première mairie de Gueugnon (1859), la nouvelle église (1870), installer les premières écoles communales, participer aux premières discussions concernant la voie ferrée du val d'Arroux, faire réaliser la rigole navigable (1874). Il modifiera l'urbanisme de la ville en faisant construire de nombreux logements pour ses ouvriers : les Gachères, la rue de la Villeneuve (côté gauche seulement), la rue St-Pierre. Il fut proclamé Chevalier de la Légio d'honneur en 1868. Pierre Joseph Campionnet décède à Gueugnon le 26 février 1888. Le 29 juin 1890, la société et l'usine lui rendirent un hommage posthume en inaugurant son buste à l'entrée des forges.

Né au Verdrat, sur la commune de Martigny-le-Comte, en 1842, fils de Pierre-Joseph Campionnet, épousa Antoinette de Riberolles en 1875. Diplômé ingénieur, il participa au fonctionnement de l'usine dès 1866. Il deviendra le seul gérant à la mort de son père en 1888. Il fut maire de 1878 à 1913. Sous sa direction, l'usine augmenta encore sa production. Plus préoccupé de cette dernière que de ces salariés, il ne vit pas venir la grand grève de juin 1899 qui le conduisit par un arrêté de la préfecture à suspendre ses fonctions de maire pour un mois en octobre 1899. Louis-François Campionnet décède en 1913.

Jean Laville est né à Toulon-sur-Arroux en 1880, d'une famille de tailleurs de pierre. Devenu charpentier, il s'installa à Gueugnon. Son mariage avec Marcelle Jondot lui donnera deux filles : Alice née en 1909 et Louise née en 1911 (morte à l'âge de 20 ans). Dès l'âge de 19 ans, avec l'expérience des grandes grèves de 1899 à 1901 de la région, le jeune homme prend conscience de la profondeur des injustices mais aussi la force des prolétaires lorsqu'ils s'unissent et s'organisent pour agir ensemble. Gagné par les idées socialistes, il s'exalte au contact de personnalités telles Jean Bouveri, Meulie, Jean-Baptiste Dumay (héro de la Commune du Creusot), Nouelle, Bretin ou Merzet. Jean Laville fit tout la guerre de 1914-1918 en tant que sous-officier. Grièvement blessé à la mâchoire, il fut titulaire de la Croix de guerre, médaille militaire et Légion d'honneur. De l'enfer des tranchées, il gardera toute sa vie durant la haine de la guerre et deviendra combattant convaincu de la paix (il adhéra à l'ARAC, Association Républicaine des Anciens Combattants, fondée par Henri Barbusse et Paul Vaillant-Couturier). Revenu du front, il reprit son travail aux Forges de Gueugnon, mais il fut licencié par Pierre Campionnet, maître des Forges et maire de Gueugnon, lorsqu'il mena une grève avec le syndicat qu'il avait créé. Il se lance alors dans la batailles des élections municipales de 1919 où, à la surprise de tous, sa liste écrase celle coalisée de M. Campionnet et M. le comte de Chargères après avoir été aux affaires de la ville et du canton pendant près de 70 ans. Sa carrière politique commence alors. Avec Jean Bouveri, maire de Montceau-les-Mines, et Roux, un ouvrier mineur maire d'Epinac, Jean Laville est l'un des rares élus de cette époque qui soit d'origine ouvrière. En 1919 toujours, il est élu Conseiller général du canton. Il restera Maire de Gueugnon et Conseiller général du canton jusqu'à sa mort en 1938. En 1928, ayant adhéré au Parti Socialiste SFIO, il sera le candidat du parti pour la seconde circonscription du Charolais. Après une campagne électorale acharnée, il sera élu député face à M. Berthelot, candidat radical socialiste, et le restera également jusqu'à mort (réélu en 1932 face à M. Morin et M. Waldeck Rochet, et en 1936 face à Jacques Meniaud). Il apporta de nombreuses améliorations pour le bien-être des habitants mais défendra toute se vie le droit des ouvriers et une société plus juste. Lors de la victoire électorale du Front Populaire et la onstitution du gouvernement de Léon Blum en 1936, Jean Laville appela les ouvriers des forges de Gueugnon à créer un syndicat CGT et le résultat fut impressionnant puisque pratiquement tout le personnel se syndicat, soit 1800 adhérents. Jean Laville, maire de Gueugnon, Conseiller général et député de la deuxième circonscription de Saône-et-Loire, décéda brusquement d'une affection du foie le 24 août 1938 à son domicile à l'âge de 58 ans, au sommet de sa popularité. Déjà, dans cette période de dangers de guerres en Europe, la population voyait dans la disparition d'un des grands défenseurs du droit, de la justice et de la paix, un signe annonciateur de douloureuses épreuves à venir. L'enterrement de Jean Laville fut célébré le 27 août 1938 puis une foule bouleversée de plus de 8000 personnes suivirent le char funèbre, drappé des couleurs de la nation française, jusqu'au cimetière de Gueugnon. En hommage à son action pour la ville de Gueugnon, le Conseil Municipal donnera son nom au stade qu'il avait décidé de construire en 1935 (et qui fut construit après la guerre). Sa tombe et une stèle à son éffigie se trouve toujours au cimetière de Gueugnon.

Née en 1887 à Bourbon-Lancy, Anne Duchassin épouse Martin dit la mère Martin, arriva à Gueugnon en 1909 et s'y mariat en 1911. Elle fut sage-femme et procéda durant toute sa carrière à 4053 accouchements que ce soit au clair de lune, à la lumière des bougies ou d'une lampe à pétrole. D'une compétence, d'un dévouement et d'un franc-parler peu banal, elle avit la confiance quasi-unanime des familles gueugnonnaises. C'est ainsi qu'elle devint la première femme conseillère municipale à Gueugnon. Sa personnalité exceptionnelle et avisée se sont traduits par un vote massif à chaque élections municipales de 1945 à 1971. Elle ne manqua que deux réunions du Conseil municipale en 26 ans de siège pour cause professionnelle. Elle fut dans l'équipe municipale à la tête de la commission des Affaires Sociales et celles des Ecoles. En 1961, Anne Martin reçut la Croix de Chevalier du Mérite social. Elle quitta le Conseil municipal à l'âge de 84 ans et décéda 3 ans plus tard en 1974.

Né le 12 juin 1893 à Lyon, Félix Aulois était avocat à la Cour d'appel de Paris, se chargeant des intérêts des familles Campionnet et de Wendel. Puis il se lançait dans les affaires, à la tête d'une société de construction d'appareils téléphoniques. En 1932, il avait été élu député de Château-Chinon dans la Nièvre. Ce combattant des deux guerres, blessé à la face pendant la première guerre mondiale, mobilisé en 1940, fait prisonnier et amputé d'un bras , puis libéré au titre de Héro national, capitaine de chars du cadre de réserve, fut nommé Commandeur de la Légion d'honneur. Républicain de gauche, il s'était rallié à la politique de Pétain. En 1942, Félix Aulois fut délégué auprès de la commission chargée de la mise en accusation des prétendus responsables de la guerre (procès de Rion). Mais à partir de juillet 1943, Félix Aulois commença à prendre ses distances à l'égard de la ligne politique suivie par Laval, auquel il reprochait d'être soumis aux influences des éléments révolutionnaires et collaborationnistes. En janvier 1944, l'ensemble du Conseil municipal, maire en tête, démissionne, ce que récuse le préfet qui réquisitionne toute l'équipe en place. L'arrestation de nombreux patriotes, dont celle de Charlotte Bailly, chef de bureau à la mairie, entraîne l'emprisonnement du maire de Gueugnon. Il fut transféré à Chalon-sur-Saône, torturé puis déporté au camp de Neuengamme, avec plusieurs Gueugnonnais. Malgré sa mutilaion, Félix Aulois survivra à ces épreuves et rentrera très affaibli.

Né à Lyon en 1895 et mort à Cannes en 1969, ce célèbre écrivain, classé comme humoriste dans les Lettres Françaises, est connu connu pour son récit autobiographique La Peur mais surtout pour sa chronique villageoise Clochemerle. Si l'action de ce dernier, dans le village de Clochemerle-en-Beaujolais, n'est pas géographiquement bien attribuée, l'esquisse des personnages appartient bien à Gueugnon où Gabriel Chevallier, adolescent, venait souvent en vacances chez sa grand-mère et sa grand-tante. La maison de la famille Chevallier est toujours visible bien que totalement restaurée.

Origine du texte "un peu plus sur Gueugnon" :Wikipédia
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